Ce soir, j’animais à la maison de quartier des Epinettes avec le directeur de la clientèle de l’Effort rémois un atelier urbain de proximité concernant la réhabilitation de 46 pavillons sur le secteur Sainte Thérèse. De nombreux habitants avaient répondu à l’invitation pour échanger sur les propositions du bailleur.
Depuis ma prise de fonctions, c’est la quatrième réunion que j’anime sur la rénovation de ce quartier où près de 35 millions d’euros vont être mobilisés. Le quartier des Epinettes se transforme donc petit à petit après de trop longues années d’attente. La réhabilitation de l’ancien patrimoine de Vitry Habitat nouvellement nommé Les Hauts de Jean Jaurès est engagée par le Foyer rémois. Les travaux pour la réalisation du nouveau lotissement des Courtes Martin par l’Effort rémois ne tarderont pas à commencer. Quant au secteur Sainte Thérèse, il était l’objet de cette réunion de concertation.
Le bailleur a ainsi pu présenter le contenu de la rénovation qu’il comptait proposer aux locataires des 46 pavillons (isolation thermique par l’extérieur, changement des sanitaires, bain ou installation de douche, changement des fenêtres…) Les habitants ont pu librement s’exprimer. Ils seront saisis dans les prochains jours pour dire si ils acceptent ou non les travaux. Si le projet proposé est retenu, les travaux pourront débuter à la fin de l’année.
Hier mercredi, j’ai passé toute la journée à Aulnay-sous-Bois avec les services de la ville et le Foyer rémois pour visiter le travail réalisé par le Logement Francilien en matière de résidentialisation dans le cadre de la rénovation urbaine.
Nous en avons également profité pour échanger autour d’une expérience originale de création entre deux immeubles de jardins familiaux à destination des locataires, expérience dont nous pourrions nous inspirer.
Ce fut une journée riche d’enseignements de toutes sortes.
Je suis profondément convaincu par la nécessité de rencontrer, de visiter, et ainsi de mieux apprécier les avantages et les inconvénients de projets portés par d’autres acteurs dans le cadre de la rénovation urbaine qu’ils soient bailleurs ou collectivités. Il est clair qu’à cet égard l’expérience de plus de 10 ans de la commune d’Aulnay-sous-Bois notamment en matière de résidentialisation est plus qu’intéressante.
Depuis décembre 2004, notre ville est concernée par la rénovation urbaine, une enveloppe financière d’un montant de près de 180 millions d’euros principalement abondée par les bailleurs, l’agence nationale pour la rénovation urbaine, la ville de Reims et Reims Métropole, y est consacrée. Démolir était la priorité.
A notre arrivée aux responsabilités il y a maintenant un an et demi, nous avons souhaité donné un nouvel élan à ces opérations de renouvellement urbain à Wilson, à Croix-Rouge, à Orgeval et aux Epinettes en y intégrant des changements majeurs permettant d’être plus ambitieux pour nos quartiers, mais aussi en corrigeant de nombreux dysfonctionnements en matière de gouvernance, d’insertion, de relogement, d’information des habitants …
En signant le 20 novembre 2008, soit 8 mois après notre arrivée, l’avenant n°1 à la convention de décembre 2004, la rénovation urbaine rémoise a changé de dimension en devenant le 5ème plus important projet de France.
Cette nouvelle impulsion s’illustre
- d’abord dans la nouvelle enveloppe budgétaire (180 millions en 2004 contre 480 millions en novembre 2008),
- ensuite par la nouvelle orientation politique visant à privilégier la réhabilitation sur la démolition (plus de 3.000 logements vont être réhabilités), à définir une nouvelle gouvernance avec un vrai portage politique (Mme la Maire m’en a confié l’animation en tant que Premier adjoint. Je réunis tous les deux mois l’ensemble des acteurs des quatre quartiers), à rapprocher l’humain et l’urbain (en accroissant le financement d’actions liées à l’accompagnement sociale de ces projets), à engager de manière significative la ville de Reims dans le processus de relogement (Sous la précédente mandature la ville en était quasiment absente. Aujourd’hui, nous avons créé un guide du relogement pratique à destination des locataires relogés suite à des démolitions et mis en place une nouvelle procédure dans laquelle la ville est un acteur à part entière), à permettre aux habitants les plus modestes de pouvoir accéder à des logements de qualité (en requalifiant des logements sociaux “haut de gamme” en logement très sociaux), à remobiliser l’ensemble des partenaires pour atteindre les objectifs d’insertion (à notre arrivée, nous étions à 2,7 % des heures travaillées sur les chantiers de la rénovation urbaine réservées à des personnes sans emploi résidant en zone urbaine sensible alors que l’obligation est au minimum de 5%, en 2008 nous nous approchons des 10%) et surtout à informer et associer les habitants à la transformation de leur cadre de vie (à notre arrivée, aucun moyen financier n’était prévu pour l’information et la consultation des habitants. Or depuis le début de l’année nous avons organisé 6 réunions publiques générales dans les 4 quartiers, 3 réunions avec les bailleurs sur le relogement, animer 3 ateliers urbains de proximité sur la résidentialisation et la réhabilitation, ouvert plusieurs points d’information au coeur de ces quartiers et éditer des plaquettes d’informations.)
Je suis convaincu que ces réorientations, qui étaient nécessaires pour la réussite de ce projet, nous permettront de relever ensemble le défi majeur qui est devant nous : modifier durablement le cadre de vie des habitants de ces quartiers.
Dans le cadre de l’opération de renouvellement urbain du quartier Croix-Rouge, j’ai animé ce soir avec le Foyer rémois un atelier urbain de proximité consacré à la résidentialisation de plusieurs immeubles situés rue Joliot Curie et allée des Picards.
Cette réunion de concertation avec les locataires faisait suite à la présentation à la population des grandes lignes de la rénovation du quartier en févier dernier puis à l’animation d’un atelier urbain de proximité avec les acteurs associatifs de Pays de France sur le futur équipement public de la semaine passée.
Ces rencontres sont particulièrement importantes pour que les habitants nous donnent leurs avis, nous fassent part de leurs propositions. Ce soir, les habitants se sont exprimés sur la question du changement de sens des entrées dans les immeubles, la réalisation d’une nouvelle voie pour désenclaver le quartier Pays de France, la nature des réhabilitations, et ont opté pour la mise en place d’un certain type de conteneur enterré pour les déchets.
Ce fut une réunion riche en échanges et en propositions.
Je suis profondément convaincu que c’est avec ce type d’initiatives que les habitants s’approprieront la rénovation urbaine et en feront son succès.