
Mardi matin, j’ai accompagné Mme la Maire de Reims et mon collègue adjoint aux solidarités lors de la visite des locaux du Secours Populaire Français situés 3, rue des Auvergnats dans le quartier Croix-Rouge.
Ce fut l’occasion pour Mme la Maire et son équipe de saluer les bénévoles et de rappeler l’importance des actions conduites par l’association. Puis Adeline HAZAN en sa qualité de Première Magistrate de la ville a signé avec Mme la Secrétaire générale du Secours Populaire Français la convention liant la ville de Reims et l’association pour la réalisation d’un espace multi-solidarité dans le cadre de la rénovation urbaine 2008-2011. La ville de Reims apporte pour ce projet à l’association une aide de 485.000 euros.
Naturellement, il va sans dire que ce projet est particulièrement important pour la collectivité et le Secours Populaire Français. Mais il l’est tout autant, si ce n’est plus, pour toutes celles et tous ceux qui vont pouvoir bénéficier dans 18 mois de ce nouvel espace qui sera situé à l’angle de l’avenue de Gaulle et de la rue Siegfried.
Pourtant, tout n’a pas été simple. En effet, à notre arrivée aux responsabilités, nous avons trouvé un dossier qui était complètement bloqué. A tel point que les principaux acteurs doutaient de sa réalisation effective. Aussi à force de volontarisme, d’abnégation et d’une mobilisation forte de la collectivité, nous avons réussi à lever méthodiquement tous les obstacles qui entravaient la réalisation de ce projet.
Nous avons ainsi obtenu après discussion avec l’ensemble des partenaires le changement d’opérateur pour mener à bien ce projet et solliciter Reims Habitat, Office Public de l’habitat, qui a accepté.
Au delà du symbole que représente cette signature, c’est le volontarisme dont nous avons su faire preuve collectivement qui a permis d’avancer concrètement. Comme je l’ai souligné lors de mon intervention en citant un ancien Président de la République : “Là où il y a la volonté politique, il y a un chemin.”
Chaque année, les services de l’Etat, ceux de la ville et de Reims Métropole et les bailleurs se retrouvent toute une journée pour faire le point sur l’évolution du projet de rénovation urbaine sur les quatre quartiers de Reims (Wilson, Croix-Rouge, Epinettes et Orgeval). On appelle cela une revue de projet. Elle avait lieu aujourd’hui dans la salle des fêtes de l’Hôtel de ville. J’en assurais l’animation.
Cette réunion s’est déroulée en deux temps bien distincts : le matin entre les services de la ville et de Reims Métropole et les services de l’Etat ; puis l’après-midi nous avons été rejoints par les maîtres d’ouvrage que sont les bailleurs, ADOMA et la Foncière Logement, M. le Sous-Préfet de l’arrondissement de Reims, M. le Préfet de la Marne et Mme la Maire de Reims.
C’est un rendez-vous particulièrement important puisqu’on évoque tout : du suivi opérationnel des chantiers, en passant par le relogement, l’application de la Charte d’insertion, l’information des habitants et leur implication, l’animation du projet de rénovation et sa gouvernance, la question de la gestion urbaine de proximité et enfin les projets financés dans le cadre du contrats urbains de cohésion sociale.
Cette revue de projet a donné lieu à un travail particulièrement intense depuis de nombreuses semaines de la part de l’ensemble des équipes mobilisées. Je veux ici souligner la qualité du travail qui a été produite par les services de la ville de Reims et de Reims Métropole en particulier par l’équipe de la direction de la politique de la ville et de l’habitat.
Hier soir, j’animais dans les locaux de l’ancienne MJC Schweitzer avec des représentants du Foyer rémois et les services de la ville de Reims un atelier urbain de proximité sur l’avenir de l’Ilôt Charles Roche dans le quartier Orgeval en présence de l’architecte et du paysagiste.
Ces ateliers urbains de proximité, que la nouvelle équipe municipale a initiés, sont des outils mis en place pour favoriser la participation des habitants à la rénovation urbaine. Nous en avons tenu de nombreux depuis notre arrivée aux responsabilités dans les quartiers concernés par ce grand projet sur des sujets aussi variés que le relogement, la résidentialisation, les équipements de proximité et les aménagements publics divers.
L’attention de l’assistance a porté sur le projet de création de jardins familiaux en coeur d’îlots. Fort de l’expérience intéressante menée à Aulnay-sous-Bois, le bailleur a proposé de travailler sur ce projet social innovant pour le quartier.
Ce que je retiens de cette réunion, comme de beaucoup d’autres d’ailleurs, c’est que les habitants éprouvent la plus grande difficulté à se projeter dans l’avenir et qu’ils doutent parfois même de la réalité des projets présentés. Dans ce contexte, le rôle de la collectivité est fondamental : mettre tout en oeuvre pour les rassurer, en leur donnant la parole, en les écoutant et en tenant compte de leurs observations. C’est la meilleure manière pour qu’ils s’approprient le projet et qu’ils en soient en somme les acteurs.
Ce mercredi soir, je réunissais avec l’Effort rémois dans les locaux de l’association Etoile Croix du Sud les locataires résidant au 15 Auguste Rodin, dont l’immeuble doit faire l’objet d’une démolition dans le cadre de la rénovation urbaine du quartier Croix du sud.
De nombreux locataires avaient répondu à cette invitation. Ce fut l’occasion pour le représentant de l’organisme logeur et pour moi de rappeler simplement les enjeux de la rénovation urbaine sur la ville de Reims et sur le quartier Croix-Rouge et de présenter le processus de relogement dont la ville garantit le respect.
Après cette présentation, les participants ont pu poser toutes les questions qu’ils souhaitaient. Cette réunion s’est déroulée dans une ambiance particulièrement constructive et nous a permis d’apporter toutes les précisions utiles et de rassurer les plus inquiets.
A la fin de la réunion, le guide du relogement édité par la ville de Reims résumant l’ensemble de ces informations a été remis à chaque participant et certains ont pu même prendre rendez-vous avec la correspondante d’Alpha logement qui sera chargée de rencontrer individuellement tous les locataires et de les accompagner tout au long de ce processus.
Ce matin, avec Mme la Maire de Reims, M. le directeur général de Reims Habitat, M. le Président de l’entreprise Bâtiment Associé, des administrateurs de l’office public de l’habitat, des élus et un public venu en nombre, je participais à la visite du chantier de la Résidence Galliéni, que Reims Habitat construit dans le cadre du renouvellement urbain du quartier Orgeval.
A cette occasion, nous ont été remis à Patrick BAUDET, Directeur général de Reims Habitat et à moi-même, Président de l’Office, deux certifications “Habitat et Environnement” et “Qualitel” qui reconnaissent le caractère particulièrement respectueux de l’environnement de cette opération de construction de 24 logements collectifs et 8 maisons individuelles.
Dans mon discours, j’ai insisté sur les trois dimensions qui rendent ce projet exemplaire en terme de développement durable : la dimension environnementale, la dimension économique et la dimension sociale.