Avec ma collègue Marie-Noëlle Gabet, Adjointe en charge du commerce et de l’artisanat, nous avons participé cet après-midi à la manifestation “Noël dans les quartiers” organisée par la Maison de quartier et les associations d’Orgeval et soutenue financièrement par la ville de Reims. Après le quartier Croix-Rouge samedi dernier, c’était le tour du quartier Orgeval. Les habitants et les enfants ont pu déguster des crêpes, manger des bonbons et écouter de la musique. Le Père Noël est même venu à leur rencontre.
Beaucoup nous ont fait part de leur satisfaction de voir organiser ce type de manifestation. Cela faisait bien longtemps que la place de Fermat n’avait pas vécu une aussi belle journée.
Hier soir, j’animais dans les locaux de l’ancienne MJC Schweitzer avec des représentants du Foyer rémois et les services de la ville de Reims un atelier urbain de proximité sur l’avenir de l’Ilôt Charles Roche dans le quartier Orgeval en présence de l’architecte et du paysagiste.
Ces ateliers urbains de proximité, que la nouvelle équipe municipale a initiés, sont des outils mis en place pour favoriser la participation des habitants à la rénovation urbaine. Nous en avons tenu de nombreux depuis notre arrivée aux responsabilités dans les quartiers concernés par ce grand projet sur des sujets aussi variés que le relogement, la résidentialisation, les équipements de proximité et les aménagements publics divers.
L’attention de l’assistance a porté sur le projet de création de jardins familiaux en coeur d’îlots. Fort de l’expérience intéressante menée à Aulnay-sous-Bois, le bailleur a proposé de travailler sur ce projet social innovant pour le quartier.
Ce que je retiens de cette réunion, comme de beaucoup d’autres d’ailleurs, c’est que les habitants éprouvent la plus grande difficulté à se projeter dans l’avenir et qu’ils doutent parfois même de la réalité des projets présentés. Dans ce contexte, le rôle de la collectivité est fondamental : mettre tout en oeuvre pour les rassurer, en leur donnant la parole, en les écoutant et en tenant compte de leurs observations. C’est la meilleure manière pour qu’ils s’approprient le projet et qu’ils en soient en somme les acteurs.
Ce matin, avec Mme la Maire de Reims, M. le directeur général de Reims Habitat, M. le Président de l’entreprise Bâtiment Associé, des administrateurs de l’office public de l’habitat, des élus et un public venu en nombre, je participais à la visite du chantier de la Résidence Galliéni, que Reims Habitat construit dans le cadre du renouvellement urbain du quartier Orgeval.
A cette occasion, nous ont été remis à Patrick BAUDET, Directeur général de Reims Habitat et à moi-même, Président de l’Office, deux certifications “Habitat et Environnement” et “Qualitel” qui reconnaissent le caractère particulièrement respectueux de l’environnement de cette opération de construction de 24 logements collectifs et 8 maisons individuelles.
Dans mon discours, j’ai insisté sur les trois dimensions qui rendent ce projet exemplaire en terme de développement durable : la dimension environnementale, la dimension économique et la dimension sociale.
Depuis décembre 2004, notre ville est concernée par la rénovation urbaine, une enveloppe financière d’un montant de près de 180 millions d’euros principalement abondée par les bailleurs, l’agence nationale pour la rénovation urbaine, la ville de Reims et Reims Métropole, y est consacrée. Démolir était la priorité.
A notre arrivée aux responsabilités il y a maintenant un an et demi, nous avons souhaité donné un nouvel élan à ces opérations de renouvellement urbain à Wilson, à Croix-Rouge, à Orgeval et aux Epinettes en y intégrant des changements majeurs permettant d’être plus ambitieux pour nos quartiers, mais aussi en corrigeant de nombreux dysfonctionnements en matière de gouvernance, d’insertion, de relogement, d’information des habitants …
En signant le 20 novembre 2008, soit 8 mois après notre arrivée, l’avenant n°1 à la convention de décembre 2004, la rénovation urbaine rémoise a changé de dimension en devenant le 5ème plus important projet de France.
Cette nouvelle impulsion s’illustre
- d’abord dans la nouvelle enveloppe budgétaire (180 millions en 2004 contre 480 millions en novembre 2008),
- ensuite par la nouvelle orientation politique visant à privilégier la réhabilitation sur la démolition (plus de 3.000 logements vont être réhabilités), à définir une nouvelle gouvernance avec un vrai portage politique (Mme la Maire m’en a confié l’animation en tant que Premier adjoint. Je réunis tous les deux mois l’ensemble des acteurs des quatre quartiers), à rapprocher l’humain et l’urbain (en accroissant le financement d’actions liées à l’accompagnement sociale de ces projets), à engager de manière significative la ville de Reims dans le processus de relogement (Sous la précédente mandature la ville en était quasiment absente. Aujourd’hui, nous avons créé un guide du relogement pratique à destination des locataires relogés suite à des démolitions et mis en place une nouvelle procédure dans laquelle la ville est un acteur à part entière), à permettre aux habitants les plus modestes de pouvoir accéder à des logements de qualité (en requalifiant des logements sociaux “haut de gamme” en logement très sociaux), à remobiliser l’ensemble des partenaires pour atteindre les objectifs d’insertion (à notre arrivée, nous étions à 2,7 % des heures travaillées sur les chantiers de la rénovation urbaine réservées à des personnes sans emploi résidant en zone urbaine sensible alors que l’obligation est au minimum de 5%, en 2008 nous nous approchons des 10%) et surtout à informer et associer les habitants à la transformation de leur cadre de vie (à notre arrivée, aucun moyen financier n’était prévu pour l’information et la consultation des habitants. Or depuis le début de l’année nous avons organisé 6 réunions publiques générales dans les 4 quartiers, 3 réunions avec les bailleurs sur le relogement, animer 3 ateliers urbains de proximité sur la résidentialisation et la réhabilitation, ouvert plusieurs points d’information au coeur de ces quartiers et éditer des plaquettes d’informations.)
Je suis convaincu que ces réorientations, qui étaient nécessaires pour la réussite de ce projet, nous permettront de relever ensemble le défi majeur qui est devant nous : modifier durablement le cadre de vie des habitants de ces quartiers.