Eric Quénard Fil RSS

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Mobilisé pour défendre le Service public de l’Education à Croix-Rouge

J’étais ce soir avec les parents d’élèves des écoles Billard et Gilberte et Jean Droit et les enseignants pour dénoncer les suppressions de postes prévues pour la rentrée prochaine en maternelle et élémentaire.

Cette annonce vient s’ajouter aux fermetures de classe annoncées à l’école Provençaux, Rilly-la-Montagne, Blanche Cavarot et la suppression de la SEGPA du collège François Legros. Le gouvernement porte un mauvais coup au quartier Croix-Rouge. Cela suffit.

Je dénonce avec force la politique menée par le Gouvernement Fillon-Sarkozy et soutenue à Reims par les trois députés UMP (Thomas-Vautrin-Robinet). Cette politique a pour conséquence de mettre à mal le Service Public de l’Education auquel de nombreux parents sont attachés. Car si il y a bien des endroits où nous avons besoin de renforcer l’accompagnement des enfants souvent en difficulté, ce sont bien nos quartiers.

Je serai présent lundi après-midi à Châlons-en-Champagne pour participer au Conseil Départemental de l’Education Nationale où ces fermetures seront proposées. Ce sera pour moi une nouvelle fois l’occasion de défendre ce Service Public et de mettre en lumière les incohérences de cette politique de gribouille.

Au côté des enseignants et des parents d’élèves du collège François Legros

Ce mardi après-midi, je suis allé avec Mme la Maire de Reims et le Président de la Région Champagne-Ardenne à la rencontre des enseignants et des parents d’élèves du collège François Legros mobilisés contre la suppression à la rentrée prochaine de la SEGPA de cet établissement. Je connais bien ce dossier puisque je siège depuis mars 2001 au conseil d’administration de ce collège.

Cette décision est grave. Elle résulte de choix politiques nationaux défendus par le Ministre de l’Education nationale également tête de liste UMP aux élections régionales de Champagne-Ardenne en Haute-Marne et soutenus sur le plan local par nos parlementaires UMP. Si cette décision n’est pas remise en cause au plus vite, de nombreux jeunes vont se retrouver sans solution dans les prochains mois.

Par notre présence, nous avons tenu à leur apporter notre soutien plein et entier.

Rentrée scolaire 2009 : l’éducation nationale en danger

Au moment où les enseignants et les enfants retrouvent le chemin des établissements scolaires, jamais les menaces sur le système éducatif français n’ont été si nombreuses.

Avec les suppressions massives de postes, ce sont 13500 enseignants et personnels qui ne seront plus devant les élèves cette année ! Le gouvernement prévoit déjà d’en supprimer 16000 de plus en 2010… Les conséquences sont désastreuses : les fermetures de classes sont nombreuses ; les remplacements ne sont pas tous assurés ; il manque des infirmiers et des conseillers d’orientation ; les actes d’incivilités sont en nette hausse ; la diminution du nombre d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) ne permet pas l‘accueil dans de bonnes conditions de nombreux élèves handicapés. Quant à la diminution des moyens dans les écoles maternelles, elle entraînera une très forte baisse de la scolarisation des enfants de moins de 3 ans.

À cette politique budgétaire à courte vue s’ajoutent de nombreuses « réformes » régressives. La suppression progressive de la carte scolaire créera inévitablement un système éducatif à deux vitesses et renforcera les inégalités entre établissements. Les réformes de la formation des enseignants remettent en cause la qualité de cette formation. Les nouveaux programmes et la semaine de 4 jours à l’école primaire imposent aux jeunes élèves les journées les plus lourdes et les plus longues d’Europe. La réforme du bac professionnel se traduira par un étranglement des filières professionnelles, pourtant outils essentiels de promotion sociale pour de nombreux élèves en difficulté.

Nous devons condamner fermement la politique éducative du gouvernement qui plonge l’école dans une crise sans précédent et s’attaque aux fondements mêmes du service public d’éducation.

Mais nous devons aussi proposer une autre politique pour l’école. A l’heure d’une crise économique et sociale majeure, nous devons investir dans l’avenir de notre pays et de nos enfants en accordant une priorité absolue à l’éducation. Les socialistes proposent :

• Un moratoire immédiat sur les suppressions de postes et une programmation pluriannuelle des recrutements de personnels.
• Une revalorisation des métiers de l’éducation et une rénovation de la formation des enseignants.
• Un plan de lutte contre les inégalités scolaires : renforcer les ZEP, diminuer le nombre d’élèves par classe, promouvoir les expériences innovantes, soutenir les familles en difficultés et assurer la mixité sociale.
• Un vaste chantier d’amélioration des méthodes pédagogiques pour la réussite de tous, à tous les niveaux scolaires et avec l’ensemble des acteurs concernés, dans le cadre de la mise en place des services publics personnalisés.

La droite n’aime pas l’école et ne l’a jamais aimée. Sa politique sacrifie l’avenir de notre pays en rognant sur l’éducation de nos enfants. Le Parti socialiste sera fortement mobilisé pour dénoncer cette politique et proposer des choix alternatifs, porteurs d’avenir et d’espoir pour la France et ses nouvelles générations.