Ce mardi soir à l’espace Billard de la Maison de quartier Croix-Rouge, j’ai co-animé avec Patrick BAUDET, Directeur général de Reims Habitat, un atelier urbain de proximité consacré à la résidentialisation des immeubles 48 au 54, 53 au 65 et 60 Eisenhower. Une quarantaine de locataires avait répondu à l’invitation.
C’était pour moi le 10ème atelier urbain de proximité que j’animais sur le quartier Croix-Rouge depuis la signature de l’avenant le 20 novembre 2008. Ce sont des rendez-vous importants de concertation et d’échanges avec les locataires directement concernés par la rénovation urbaine.
Aussi la rencontre de ce soir s’inscrivait à la suite d’un processus de concertation engagé par Reims Habitat depuis plusieurs mois maintenant et ponctué par plusieurs rencontres avec les locataires, par l’élaboration par ces derniers, la diffusion et la prise en compte des résultats d’une consultation sur la nature des travaux à effectuer.
Successivement la parole a été donnée à l’architecte de l’atelier Ruelle qui a travaillé sur le projet et un agent de Reims métropole, responsable de la collecte des déchets et des ordures ménagères. L’architecte a présenté la nature des résidentialisations et les aménagements paysagers envisagés, le représentant de Reims métropole a quant à lui proposé plusieurs options relatives à l’installation de bacs de ramassage des ordures ménagères. S’en est suivi une large discussion avec les présents.
Nous avons pris le temps d’échanger et de répondre aux questions soulevées par l’assistance à tel point que la réunion a duré trois heures. C’est je crois une des conditions si ce n’est la condition pour que les habitants s’approprient ce projet d’envergure qui va mobiliser de la part de l’ensemble des acteurs près de 140 millions d’euros sur Croix-Rouge.
J’ai participé samedi en début d’après-midi au gymnase Bourgoin à Croix-Rouge au battle organisé par Ismaël Taggae du collectif Footzbeul (Barcella, Starlion…) et des maisons de quartier Châtillons et Wilson. J’ai été impressionné par la qualité des démonstrations de ces jeunes venus pour certains de loin. La salle était pleine à craquer. Plusieurs centaines de jeunes issus de tous milieux et tous quartiers avaient répondu à l’invitation. Ce fut pour les participants et les organisateurs un grand moment.
Je suis très heureux que nous puissions organiser dans notre ville ce type de manifestation. Je souhaite de tout coeur qu’elles puissent se développer car je crois qu’elles répondent à un vrai attente dans notre ville.
Début décembre, l’association de défense des locataires de Pays-de-France lançait un SOS : « Une fois encore, le chauffage collectif est défaillant à Pays-de-France ! Malgré de nombreuses interventions auprès de la gérance, c’est toujours la même situation ! » protestait Jean-Pierre Bauwens, trésorier de l’association.
« Sans compter que l’usage de l’eau chaude sanitaire est très limité. Les locataires en ont ras le bol d’être pris pour des vaches à lait dans ce quartier qui a la fiscalité la plus élevée et qui, en plus, est sale, notamment aux abords de la pharmacie ! »
Or, la semaine suivante, une réunion d’information sur la résidentialisation des immeubles 2-4-6-8-10 Provençaux, 1-2 Béarnais et 1-3 Bonaparte était organisée dans la salle municipale Croix-Rouge, avenue François-Mauriac.
Se faire entendre
Les habitants ont attendu en vain Christophe Villers, directeur général du Foyer rémois, qui était annoncé mais n’est pas venu. Les habitants ont exprimé en masse leur mécontentement auprès d’Éric Quénard, premier adjoint, avec des propos parfois « vigoureux ». Résultat des courses : dès le lendemain, le Foyer rémois prenait le taureau par les cornes, la panne était trouvée et la réparation vite menée.
Deux jours plus tard, lors de la fête « des bonbons de Marceau », Bertrand Quesnel (le Foyer rémois) a pu confirmer à Jean-Pierre Bauwens et à Roseline Marandon, présidente de l’association des locataires, que tout était rentré dans l’ordre !La démocratie participative a parfois du bon.
Vendredi soir, j’ai animé avec ma collègue Marie-Noëlle Gabet, adjointe au Maire en charge du commerce, notre troisième réunion destinée à informer et sensibiliser les commerçants, artisans et chefs d’entreprise de services sur le Fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce. Cette réunion avait lieu à la salle municipale de Croix-Rouge.
Fonds d’Etat permettant de soutenir des investissements, le FISAC en ZUS mis en place à Reims concerne les quartiers Croix-Rouge, Wilson, Orgeval, Epinettes et Châtillons. Au cœur du dispositif, une subvention individuelle peut être accordée sur dossier aux entreprises commerciale, artisanale ou de service inscrites au registre du commerce et/ou au répertoire des métiers, justifiant d’au moins 6 mois d’activité, à jour de leurs obligations sociales et fiscales, localisées ou projetant de s’implanter sur le territoire des quartiers concernés, leur chiffre d’affaires devant être inférieur à 800 000 € HT.
La subvention peut couvrir, quant à elle, jusqu’à 40 % des investissements d’une société (aménagements immobiliers, devantures, outils de production…) et les dépenses éligibles peuvent aller de 5 000 € à 50 000 €.
Pendant plus d’une heure trente, nous avons présenté le dispositif et expliqué avec l’animatrice FISAC de la ville les modalités pratiques pour être éligible à cette aide.