Ce lundi après-midi, j’ai participé avec Mme la Maire de Reims à l’inauguration de 33 logements et des nouvelles cellules commerciales à Pays de France. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de renouvellement urbain de Reims qui est devenu le 20 novembre 2008 l’un des cinq plus importants de France.
Cette double approche visant à la fois à proposer de nouveaux logements sur le quartier mais aussi à redynamiser l’offre commerciale est une nécessité pour ce quartier.
Un an après la démolition de la passerelle Pays de France, nous inaugurons ce nouvel espace. C’est une bonne choses pour les habitants.
Article publié dans l’édition du vendredi 18 juin 2010
REIMS (Marne). Seize entreprises rémoises, implantées en zone urbaine sensible, ont reçu une subvention d’Etat versée par la Ville. La dernière en date a bénéficié du montant maximum.
Il n’est pas courant qu’une boulangerie rémoise qui s’installe voie arriver un maire, un sous-préfet et un député, pour inaugurer sa boutique.
Une raison à cela : « Le fou du pain » est la première entreprise rémoise à avoir reçu la subvention maximale (20.000 euros) du Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce (Fisac) en zone urbaine sensible. C’est donc très officiellement qu’Adeline Hazan, accompagnée d’Eric Quénard, son premier adjoint, de Marie-Noëlle Gabet, adjointe au commerce, de Jean-Jacques Caron, sous-préfet, et de Catherine Vautrin, députée de la Marne, a coupé le ruban de la boulangerie de la place des Argonautes.
« C’est ma première installation. Je suis pâtissier de métier et j’ai donc suivi une formation de boulanger », explique David Lebas, 35 ans, le gérant. La subvention d’Etat versée par la Ville lui a permis, avec deux associés, de reprendre ce commerce, déserté par les clients et en liquidation judiciaire.
Il a fallu plusieurs semaines pour nettoyer des locaux particulièrement sales, avant d’entreprendre les travaux de rénovation du magasin et du laboratoire attenant. « Nous avons racheté des machines, des matériels de réfrigération. »
La reprise du fonds, pour un montant de 100.000 €, concerne deux boulangeries. « Nous fabriquons ici. Le second magasin, situé avenue Georges-Hodin, ne fait que de la vente », précise le gérant, qui, depuis le 17 mars -date de l’ouverture- a réussi en trois mois à relever le challenge : « Nous jouons la carte de la qualité à des prix attractifs. On fait très attention à ce qu’ils correspondent bien à notre type de clientèle. »
Accroître le nombre d’emplois
Conscients de leur situation dans un quartier populaire, David et Elisabeth Lebas s’attachent à proposer des offres promotionnelles. « Par jour, nous vendons 5 à 600 baguettes, pas mal de viennoiseries, un peu de pâtisserie classique. Le week-end, on monte à 800 baguettes. » Rappelant que Reims a été la première ville en France à faire bénéficier les zones urbaines sensibles du Fisac, Adeline Hazan a tenu à souligner l’intérêt de cette mesure : « Il est vital pour notre ville de pouvoir aider les commerces, de faire en sorte que ces mouvements d’entreprises qui ferment et quittent les quartiers puissent être ralentis voire stoppés. »
Autre avantage : le nombre d’emplois s’accroît. L’équipe composée du gérant et de cinq vendeuses a été récemment renforcée d’un salarié à temps partiel.
En début d’après-midi ce lundi, j’ai participé avec Mme la Maire de Reims, Présidente de Reims Métropole et de M. le Sous-Préfet de Reims, à l’inauguration de la boulangerie « Le Fou du Pain » située place des Argonautes et gérée par David LEBAS.
Cette inauguration avait pour objectif de mettre en lumière la 1èreentreprise ayant bénéficié du montant maximal de subvention de 20.000 euros qui peut être versé dans le cadre du FISAC en ZUS (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce en Zone Urbaine Sensible). Il s’agit d’un dispositif qui vise à accompagner l’investissement de commerçants, d’artisans ou d’entreprises de services situés en zone urbaine sensible.
Depuis que le dispositif est opérationnel à Reims, en septembre 2009, 17 dossiers ont été étudiés parmi lesquels 16 ont débouché sur le vote d’une subvention.Dans le cas d’espèce, le FISAC a permis d’accompagner l’équipement et la rénovation d’une boulangerie située place des Argonautes aux Châtillons, dans le cadre d’une reprise suite à une liquidation judiciaire.
Le nombre d’emplois s’accroît puisque l’équipe composée du boulanger-gérant et de 5 vendeuses a été récemment renforcée par la création d’un temps partiel. De plus, un contrat d’apprentissage démarre en juillet 2010.
L’enjeu du FISAC : préserver et développer le tissu économique de proximité et les services à la population dans les quartiers en Zone Urbaine Sensible.
Le FISAC en ZUS est une aide financière permettant aux entreprises éligibles de se moderniser, d’investir pour développer leur activité ou encore de réhabiliter des locaux commerciaux.
Il s’agit d’une opportunité pour préserver et développer le tissu économique de proximité et les services à la population dans les quartiers.
Le FISAC a pour vocation d’accroître l’attractivité de Croix-Rouge, des Epinettes, de Wilson, de Châtillons et d’Orgeval et d’inciter d’autres commerces à s’y implanter.
C’est un dispositif que je connais bien puisque j’en assure pour la ville l’animation avec Marie-Noël Gabet, ma collègue adjointe aux commerces et à l’artisanat. Nous sommes accompagnés dans ce travail d’instruction des dossiers par les partenaires du dispositif que sont l’Etat, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims et d’Epernay, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Marne, l’U.C.A.R. ou Union Commerciale et Artisanale de Reims.
Catherine BONCINELLI, patronne d’un salon de tatouages et piercings, place des Argonautes, et son mari Christophe ont le sourire. Ils font partie des quatre premières entreprises rémoises choisies le 13 novembre dernier pour bénéficier du Fisac (fonds d’intervention pour les services, le commerce et l’artisanat) en zone urbaine sensible (lire par ailleurs). Une subvention d’Etat inespérée de 2 750 euros (soit 40 % du coût total du chantier) qui va permettre au couple de faire les travaux dont il rêvait depuis son installation aux Châtillons, il y a quatre ans.
« Dans notre métier, l’hygiène et l’aspect du salon sont très importants », note Christophe. « On a pris les locaux de Plurihabitat-l’Effort rémois en l’état à l’époque. Mais on a toujours voulu refaire la totalité des sols - ce sont des dalles en plastique d’un côté et une mosaïque de carrelages abîmés datant des années 70 de l’autre - et installer une pompe à chaleur pour avoir la clim. Parce que l’été, ça tape dans les fenêtres. Il fait trop chaud pour les clients. »
Trois mois pour monter le dossier
C’est fin 2008 que le couple entend parler du Fisac. « Quelqu’un de la mairie nous a exposé le projet. On n’a pas hésité, on a sauté dessus ! » Mais les époux Boncinelli ont bien cru, un temps, qu’ils ne verraient pas la couleur de la subvention. « Ça traînait en longueur. Du côté de la mairie, il fallait mettre en place un comité de pilotage et désigner une personne référente. On commençait à s’inquiéter. C’est en juillet 2009 qu’on a reçu le premier mail… » se souvient Christophe. « Mme Massart, qui s’occupe du dispositif, s’est présentée à nous et c’était parti ! Nous avons monté le dossier ensemble. Elle nous a beaucoup aidés. »
Trois devis pour la pompe, trois devis pour les sols, raison sociale, bilans, demande de prêt auprès de la banque, preuves que les cotisations sociales, la TVA et les impôts étaient à jour, sans oublier une lettre de motivation… la constitution du dossier fut longue et fastidieuse ! « On a mis trois mois à tout regrouper. On a pu le déposer début novembre », précise Christophe, qui estime que ces travaux, programmés du 15 au 22 février 2010, pourront lui apporter 15 à 20 % de clients en plus. « Le comité s’est réuni le 13 novembre dernier. Dans la foulée, Mme Massart nous a appelés pour nous dire que c’était OK. On est vraiment super contents. »
Tout savoir sur le Fisac
Le Fisac en Zus est un fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce en zone urbaine sensible, mis en place par la Ville de Reims, l’Etat, la chambre de commerce et d’industrie, la chambre de métiers et de l’artisanat de la Marne et les associations représentatives des commerçants et artisans. C’est une aide financière qui permet aux entreprises installées dans les quartiers Croix-Rouge, Orgeval, Epinettes, Wilson et Châtillons de se moderniser, d’investir pour développer leur activité ou réhabiliter des locaux commerciaux ; ou à d’autres de s’implanter. Il suffit qu’elles soient inscrites au RCS depuis au moins 6 mois et que leur chiffre d’affaires soit inférieur à 800 000 euros par an.
Voilà une opportunité pour préserver et développer le tissu économique de proximité et les services à la population. « Un outil complémentaire de soutien à l’activité, à l’investissement dans les quartiers en pleine rénovation », dixit le premier adjoint, Eric Quénard.
Le Fisac de Reims est le premier en France à être strictement destiné à des zones urbaines sensibles. « La première tranche représente un fonds d’Etat de 316 000 euros. Puis nous enverrons un rapport au ministère, sur la base duquel nous saurons si nous avons le droit aux deux autres tranches de 400 000 euros chacune », précise M. Quénard, qui termine actuellement, avec Marie-Noëlle Gabet, adjointe au commerce, un tour des quartiers pour exposer le dispositif.
A noter que l’attribution des aides aux commerçants est décidée par un comité de pilotage, composé de tous les partenaires, qui se réunit tous les deux mois. La première session a permis d’attribuer 25 000 euros répartis entre les quatre entreprises qui en avaient fait la demande. L’intervention financière revêt la forme d’une subvention directe pouvant s’élever jusqu’à 40 % du montant total HT des investissements. Il ne peut y avoir aucune subvention inférieure à 1 000 euros ni supérieure à 20 000. Enfin, les investissements visés peuvent concerner des aménagements immobiliers (extension, rénovation de locaux, agencement, mise aux normes d’hygiène, sécurité, accessibilité ou environnement…), des améliorations de devantures ou des outils de production, ou encore l’achat d’un véhicule.
Déjà dix dossiers sont inscrits au menu du prochain comité. « Ça monte en puissance ! » se réjouit M. Quénard.
Marion DARDARD
Contact : Delphine Massart, chargée de mission Fisac. Tél.03.26.77.87.66.