Après l’inauguration du gymnase Lapique dans le quartier Pays de France, j’ai participé en compagnie d’Olivier Nostry, conseiller municipal, au vernissage de l’exposition Vies à vi(es) dans le quartier des Châtillons.
Ce projet a été financé dans le Contrat urbain de cohésion sociale. La ville a mobilisé 3 000 €.
Ce projet repose sur une action artistique, littéraire, poétique et graphique où les intervenants et les publics touchés participent à la construction d’une œuvre commune : « AFFICHER L’INTERIEUR A L’EXTERIEUR ». Ce projet a été porté par Nicole PERIGNON. D’autres artistes y ont été associés parmi lesquels Yvan POLLIART , photographe et Anne MULPAS, écrivain.
L’idée de ce projet était de croiser les regards entre les espaces privés et des espaces publics dans le but d’opérer un rapprochement via le média de l’affiche.
Il nous apparaît important de développer sur un quartier tel que Châtillons (hors ANRU) un travail de témoignages, d’appropriation de la parole dans l’espace public et ainsi de faire émerger le regard des habitants sur leur quartier, sur leur vie au quotidien et également de le faire connaître sur la Ville.
Ainsi une vingtaine d’affiches composent un parcours imaginaire qui rayonne autour de la place des Argonautes, à même les façades
Et une exposition des affiches, des textes, de cartes se tiendra dans la maison de quartier du 13 octobre au 05 novembre 2010.
Article publié dans l’édition du vendredi 18 juin 2010
REIMS (Marne). Seize entreprises rémoises, implantées en zone urbaine sensible, ont reçu une subvention d’Etat versée par la Ville. La dernière en date a bénéficié du montant maximum.
Il n’est pas courant qu’une boulangerie rémoise qui s’installe voie arriver un maire, un sous-préfet et un député, pour inaugurer sa boutique.
Une raison à cela : « Le fou du pain » est la première entreprise rémoise à avoir reçu la subvention maximale (20.000 euros) du Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce (Fisac) en zone urbaine sensible. C’est donc très officiellement qu’Adeline Hazan, accompagnée d’Eric Quénard, son premier adjoint, de Marie-Noëlle Gabet, adjointe au commerce, de Jean-Jacques Caron, sous-préfet, et de Catherine Vautrin, députée de la Marne, a coupé le ruban de la boulangerie de la place des Argonautes.
« C’est ma première installation. Je suis pâtissier de métier et j’ai donc suivi une formation de boulanger », explique David Lebas, 35 ans, le gérant. La subvention d’Etat versée par la Ville lui a permis, avec deux associés, de reprendre ce commerce, déserté par les clients et en liquidation judiciaire.
Il a fallu plusieurs semaines pour nettoyer des locaux particulièrement sales, avant d’entreprendre les travaux de rénovation du magasin et du laboratoire attenant. « Nous avons racheté des machines, des matériels de réfrigération. »
La reprise du fonds, pour un montant de 100.000 €, concerne deux boulangeries. « Nous fabriquons ici. Le second magasin, situé avenue Georges-Hodin, ne fait que de la vente », précise le gérant, qui, depuis le 17 mars -date de l’ouverture- a réussi en trois mois à relever le challenge : « Nous jouons la carte de la qualité à des prix attractifs. On fait très attention à ce qu’ils correspondent bien à notre type de clientèle. »
Accroître le nombre d’emplois
Conscients de leur situation dans un quartier populaire, David et Elisabeth Lebas s’attachent à proposer des offres promotionnelles. « Par jour, nous vendons 5 à 600 baguettes, pas mal de viennoiseries, un peu de pâtisserie classique. Le week-end, on monte à 800 baguettes. » Rappelant que Reims a été la première ville en France à faire bénéficier les zones urbaines sensibles du Fisac, Adeline Hazan a tenu à souligner l’intérêt de cette mesure : « Il est vital pour notre ville de pouvoir aider les commerces, de faire en sorte que ces mouvements d’entreprises qui ferment et quittent les quartiers puissent être ralentis voire stoppés. »
Autre avantage : le nombre d’emplois s’accroît. L’équipe composée du gérant et de cinq vendeuses a été récemment renforcée d’un salarié à temps partiel.
En début d’après-midi ce lundi, j’ai participé avec Mme la Maire de Reims, Présidente de Reims Métropole et de M. le Sous-Préfet de Reims, à l’inauguration de la boulangerie « Le Fou du Pain » située place des Argonautes et gérée par David LEBAS.
Cette inauguration avait pour objectif de mettre en lumière la 1èreentreprise ayant bénéficié du montant maximal de subvention de 20.000 euros qui peut être versé dans le cadre du FISAC en ZUS (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce en Zone Urbaine Sensible). Il s’agit d’un dispositif qui vise à accompagner l’investissement de commerçants, d’artisans ou d’entreprises de services situés en zone urbaine sensible.
Depuis que le dispositif est opérationnel à Reims, en septembre 2009, 17 dossiers ont été étudiés parmi lesquels 16 ont débouché sur le vote d’une subvention.Dans le cas d’espèce, le FISAC a permis d’accompagner l’équipement et la rénovation d’une boulangerie située place des Argonautes aux Châtillons, dans le cadre d’une reprise suite à une liquidation judiciaire.
Le nombre d’emplois s’accroît puisque l’équipe composée du boulanger-gérant et de 5 vendeuses a été récemment renforcée par la création d’un temps partiel. De plus, un contrat d’apprentissage démarre en juillet 2010.
L’enjeu du FISAC : préserver et développer le tissu économique de proximité et les services à la population dans les quartiers en Zone Urbaine Sensible.
Le FISAC en ZUS est une aide financière permettant aux entreprises éligibles de se moderniser, d’investir pour développer leur activité ou encore de réhabiliter des locaux commerciaux.
Il s’agit d’une opportunité pour préserver et développer le tissu économique de proximité et les services à la population dans les quartiers.
Le FISAC a pour vocation d’accroître l’attractivité de Croix-Rouge, des Epinettes, de Wilson, de Châtillons et d’Orgeval et d’inciter d’autres commerces à s’y implanter.
C’est un dispositif que je connais bien puisque j’en assure pour la ville l’animation avec Marie-Noël Gabet, ma collègue adjointe aux commerces et à l’artisanat. Nous sommes accompagnés dans ce travail d’instruction des dossiers par les partenaires du dispositif que sont l’Etat, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims et d’Epernay, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de la Marne, l’U.C.A.R. ou Union Commerciale et Artisanale de Reims.
Le Conseil des ministres a adopté mercredi dernier l’ordonnance portant sur la nouvelle carte des circonscriptions législatives.
Le Conseil constitutionnel a demandé à juste titre ce redécoupage pour que les évolutions démographiques soient prises en compte. Le Parti socialiste s’est immédiatement inscrit dans cette démarche et l’a fait savoir au gouvernement. La démarche retenue pour ce redécoupage et son résultat ne sont pas dignes d’une démocratie.
Le projet adopté par le gouvernement est partial. En effet, en prenant en compte les résultats des dernières élections législatives en 2007 :
- sur 33 circonscriptions supprimées, il y en a 23 de gauche et 10 de droite
- sur 33 circonscriptions créées, il y en aurait 9 de gauche et 24 de droite
- l’écart actuel de sièges entre la gauche et la droite serait augmenté de 30 sièges en faveur de l’UMP.
Pire, avec 51,3 % des voix, la gauche serait minoritaire à l’Assemblée nationale.
Sur le département de la Marne où une circonscription est supprimée, le nouveau découpage a donné lieu à certaines abbérations notamment à Reims. Je cite deux exemples :
- les habitants du quartier Murigny seront appelés lors du prochain scrutin législatif à élire un député d’Epernay en raison du rattachement du canton Reims IX à la circonscription d’Epernay,
- les habitants des quartiers Châtillons et Verrerie à élire un député de Châlons-en-Champagne en raison du rattachement du canton Reims VII à la circonscription de Châlons-en-Champagne.
Comment pourrons-nous demain expliquer à ces habitants électeurs qu’ils ne seront pas représentés par l’un(e) des deux députés de Reims !
Avec de telles pratiques, qui n’ont qu’un objectif rendre plus difficile l’alternance politique, nous risquons une fois encore d’encourager la désaffection de nos concitoyens pour les élections et la chose publique. Désespérant.