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Stade de Reims : Une nouvelle dimension

Article publié dans l’édition du 19 juin 2010

Les deux parties ont l’air satisfait de leur union, et c’est déjà une bonne chose. Travailler ensemble, générer des ressources, fédérer les énergies dans le milieu en ébullition mais pas forcément ouvert du sponsoring : la société Sportys et le Stade de Reims se sont fixé des objectifs communs. En espérant que chacun y trouve son compte.

En confiant sa régie publicitaire à la deuxième agence française de marketing sportif, Sportys, le club champenois ouvre le deuxième volet de son développement.

Pour son président, Jean-Pierre Caillot, « afin de pérenniser nos ambitions sportives qui demeurent à terme la montée en L1, il nous faut de solides partenaires. C’est le cas au niveau des collectivités locales, comme le prouve la présence aujourd’hui à nos côtés d’Eric Quénard, le premier adjoint ».

Entre les années soixante-dix et quatre-vingt, le Stade avait déjà confié ses intérêts commerciaux à un intervenant extérieur, le grand argentier du foot national, Jean-Claude Darmon. Les temps ont changé et les rapports évolué. « Nous avons atteint un stade où seule une collaboration de ce type peut nous permettre d’ouvrir d’autres portes, de prendre une autre dimension. Avec Sportys, nous partageons les mêmes valeurs ».
La ville de Reims a été tenue informée des discussions en cours. « Nous aussi nous souhaitons voir briller le Stade de Reims, reconnaît Eric Quénard. Cela nécessite que nous soyons aux côtés de ses dirigeants. Ma présence est symbolique, elle témoigne du soutien franc et entier des Rémois pour leur club ».

Assurance financière

Fondateur de Sportys, Bruno Molinas expliqua cette « entorse » à ses activités habituelles par l’image même renvoyée par le Stade de Reims, « un grand club qui a rayonné dans le passé ». Il ne cache pas son amitié pour le président stadiste et de la « lourde responsabilité qui lui est confiée ».
Le contrat qui lie désormais sa société au Stade de Reims s’étend sur huit ans. « Un contrat de mandataire des droits commerciaux, à l’exception du merchandising ».

Si les deux parties ont refusé de dévoiler le montant annuel de la garantie financière fixée, Bruno Molinas, en bon chef d’entreprise, s’est défini quatre objectifs :

1. « Continuer à développer l’ancrage local du club en poursuivant l’effort accompli ».

2. « Pour développer son rayonnement au niveau national et international, nous disposons de trois atouts : le passé footballistique et le stade Delaune, le champagne (un produit de luxe connu dans le monde entier) et la liaison TGV qui place Reims à proximité de Paris, le centre des affaires ».

3. « Le club doit devenir attractif pour des sociétés à vocation nationale et internationale ».

4. « Nous souhaitons faire du Stade de Reims une référence marketing dans ses relations avec les entreprises, les institutions, les médias et le public ».

Assurant que si ce nouveau contrat de partenariat, préparé par le vice-président Didier Perrin, ne permet pas au club, pour l’heure, de doubler son budget, il lui assure « une assurance, une certitude » financière.

Gérard KANCEL

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