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Emploi : priorité à la « déprécarisation »

Article paru le 6 octobre 2009

ILS étaient 2.600 en début de mandat. Ils devraient être 2.600 en fin de mandat. Ce nombre estimé est celui des agents employés par la mairie et Reims Métropole.
Autrement dit, officiellement, l’équipe de Mme Hazan a décidé de ne pas créer de postes nouveaux.
En revanche, insiste le premier adjoint Éric Quénard, la priorité de ce début de mandat est à la « déprécarisation » des petits emplois.
Comme dans toutes les collectivités, l’heure est pour la Ville de Reims, sinon à l’austérité, au moins à la « maîtrise des dépenses de fonctionnement, et donc de personnel ».
Cela dit, la constance des effectifs ne signifie pas forcément celle de la masse salariale, qui évolue d’année en année (souvent à la hausse) en même temps que les carrières et les traitements.
« Il faut donc faire mieux avec ce qu’on a, en améliorant la productivité et le service. D’où la réorganisation engagée et le projet de cité des services publics », commente M. Quénard.
Parallèlement, l’équipe Hazan a décidé de sortir les vacataires et les « temps partiels » de la précarité. Ces emplois sont souvent tenus par des femmes qui travaillent quelques heures par jour pour de faibles salaires.

En mars dernier, des groupes de travail ont répertorié les emplois précaires, que l’on retrouve dans l’éducation, le social (CCAS), la caisse des écoles, etc. Soit une centaine de personnes. Pour celles-là, les horaires de travail ont été rallongés.
« Rester à moyens constants »
Des postes ont également été créés dans l’éducation, pour l’animation et la coordination des activités périscolaires (20 postes en 2009), tandis que 25 agents à temps partiel sont passés à temps complet. quatre autres sont passés à « 3/4 temps ».
Cette démarche est relativement rare en France. « Montpellier l’a fait », précise le 1er adjoint. Elle sera complétée par une sorte « d’observatoire » de la précarité pour la détecter chaque fois qu’elle se présentera.
S’agissant des recrutements, contrairement à l’État, il n’est pas question de « ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux », l’objectif étant de « rester à moyens constants ». L’attribution des postes se fait d’abord par l’interne ; puis, à défaut, par candidature externe.
Cette approche expliquée par Éric Quénard est perçue avec quelques nuances par l’opposition et les syndicats.

J.-F. SCHERPEREEL

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