
Article publié dans l’édition du jeudi 13 mai 2010
« Avant, nous avions un type III. Là, Lina aura sa chambre pour elle toute seule. » Accompagnée par deux de ses quatre enfants, Fatima Bergère avait le sourire hier. À l’occasion de l’inauguration officielle de la résidence Pierre-de-Coubertin, elle a pu trouver une minute pour enfin visiter la maison de ville, un type V, qu’elle avait réservée sur plan voilà un an déjà à Reims Habitat. L’une des sept maisons de ville à haute performance énergétique formant la résidence et qu’elle devrait, si tout va bien, occuper à partir de juin. Quand l’eau et l’électricité seront branchées. Il s’agit d’une des réalisations de l’organisme logeur Reims Habitat qui participe à l’important programme de renouvellement urbain du quartier qui va se caractériser par la construction de 328 logements, la résidentialisation de 360, la destruction de 203 logements et la réhabilitation de 584.
Conçue par l’architecte Dumont, la résidence se veut un lieu agréable à vivre, avec pour tous les logements, un petit jardin orienté plein sud. Grande cuisine, machine à laver dans le garage… si chez Mme Bergère, les toilettes aux normes handicapées sont grandes et s’il y a deux pièces pour la toilette, l’une avec douche et WC et l’autre avec baignoire et WC, toutes les autres pièces paraissent assez petites pour beaucoup de visiteurs. « De toute façon, on n’avait pas le choix », explique Micheline Boulogne qui, elle, va bientôt occuper un type V avec son mari et sa fille. « Ça va nous coûter un peu plus cher, mais on travaille tous les deux. » De son côté, Pierre Santiago, préretraité de chez Valeo, n’est pas mécontent.
Réalisée sur un terrain de 770 m2, acheté 220 000 € par Reims métropole, la résidence avec confort acoustique et thermique a coûté 1,27 M€ avec une subvention Anru de 188 275 €. Les loyers avec charges vont de 557 à 795 €.
Une fresque puzzle collective
En présence de la maire Adeline Hazan, Éric Quénard, premier adjoint chargé du logement, Patrick Baudet, de Reims Habitat, de nombreux élus et personnes du quartier sont ensuite allés inaugurer un peu plus haut la fresque puzzle Graphway de 80 m2 réalisée depuis Pâques 2009 sur la chaufferie urbaine par 75 personnes sous la houlette de Najim Hocini. Destinée à marquer l’entrée du quartier qui bouge et reprend fière allure, la fresque a ainsi vu la participation d’écoliers, de collégiens de Colbert, d’adultes et d’enfants de la maison de quartier, trois grapheurs venus de Madrid, cinq licenciés du football club d’Orgeval et Agora et deux élèves de l’école Blot.
Coût de l’opération : 27 657 € financés par l’État (8 820 €), la Ville (10 000 €), la direction régionale d’ERDF (8 000 €) et Reims métropole (837 €).
Alain MOYAT
C’est ce que m’ont dit ce soir les locataires des Hauts de Jean Jaurès (ex patrimoine de Vitry Habitat) lors de l’atelier urbain de proximité sur la résidentialisation des immeubles et les réaménagements extérieurs. J’animais cette réunion avec les responsables du Foyer rémois, nouveau propriétaire depuis septembre 2008.
Nous avons discuté avec les habitants du projet de résidentialisation à court terme avec la requalification des espaces extérieurs (stationnements, abords, espaces verts, collecte des déchets), la création de résidences séparées allée des Grives et allée des Perdrix, la suppression des colonnes de vide-ordures mais aussi la gestion future de la collecte des ordures ménagères.
Les locataires nous ont fait part de leur satisfaction de voir le projet de réhabilitation avancer rapidement et de voir le quartier se transformer.
Dans les prochaines semaines, ce sera au tour du lotissement du Hameau de l’Est de connaître une évolution avec la pose de la première pierre de l’écoquartier des Courtes Martin.
Article publié dans l’édition du samedi 08 mai 2010
On les appelait les concierges. Ils rouspétaient contre les gamins qui entraient avec les pieds pleins de boue et taillaient des bavettes avec les papys de la cage d’escalier. Les gardiens d’immeuble ont disparu progressivement des cités HLM rémoises. Vont-ils réapparaître prochainement ? Peut-être bien.
« Nous avons la volonté de réintroduire une présence humaine dans les quartiers. Le retour de gardiens pourrait faire partie de ce projet », annonce le premier adjoint Éric Quénard. L’élu ajoute que le Foyer Rémois est déjà prêt à tenter l’expérience sur Wilson. Information que confirme Christophe Faber, directeur de clientèle du Foyer Rémois : « Nous sommes effectivement en phase de réflexion sur le sujet. Il ne s’agira peut-être pas de mettre un gardien par immeuble mais au moins d’en mettre suffisamment pour couvrir tout le patrimoine ».
Ce gardien dormira sur place. Il aura naturellement un rôle de surveillance mais il pourrait aussi avoir d’autres tâches : « Nous devons faire en sorte d’éviter une grosse augmentation des charges pour payer le gardien. Pour cela, cette personne sera certainement polyvalente c’est-à-dire qu’elle pourrait s’occuper du nettoyage des lieux, du petit entretien et de petits travaux administratifs, en plus d’une présence auprès des habitants jusqu’à 19 heures ».
Dire aux jeunes « ça suffit »
Avec un tel profil de poste, le recrutement ne sera pas simple. « Ces personnes devront savoir jouer les médiateurs et aussi se faire respecter des jeunes. Ils devront être solidement formés », souligne Éric Quénard. Ils ne seront pas seuls : « Notre objectif est de voir s’ouvrir des sortes de pool dans les quartiers avec des équipes de maintenance en plus des gardiens. Le tout en collaboration avec les forces de police ». L’idée étant que plus il y aura d’adultes qui vont et viennent dans les cités, moins les jeunes pourront imposer leur loi. « Nous avons constaté que ces jeunes qui posent problème sont généralement âgées de 14 à 16 ans. À cet âge, un adulte doit être en mesure de les rappeler facilement à l’ordre, or actuellement, il n’y a personne pour leur dire un simple « ça suffit ». Pas même leurs parents.
Le Foyer Rémois se lance et devrait installer ses gardiens « d’ici un an ». Les deux autres bailleurs suivront-ils le mouvement ? « S’ils se rendent compte que les gardiens font fondre le budget lié au vandalisme, ils risquent d’y venir », estime le premier adjoint. À Reims Habitat, ce n’est pas encore à l’ordre du jour. À l’Effort Rémois, non plus. Pour l’instant.
CF
Dès le match du Stade de Reims terminé, je me suis empressé de rejoindre la Cartonnerie pour assister dans une salle comble au concert de Barcella.
De l’émotion, de la sensibilité, un univers poétique et une véritable présence sur scène pour cet artiste rémois dont l’album sort nationalement le 31 mai prochain. Un pur moment de bonheur à consommer sans modération.
Si vous ne l’avez pas vu sur scène, il est en tournée dans toute la France.
Merci Mathieu ;-)
Jeudi soir en fin d’après-midi, j’ai assisté à l’inauguration par Madame la Maire de Reims d’une nouvelle crèche : la crèche Jean-Jacques Rousseau.
Répondant à un besoin souvent exprimé par les familles, cet espace multi-accueil est une traduction concrète de la nouvelle politique municipale dans le domaine de la petite enfance. Elle vise à faciliter la vie des parents au travers de nouveaux lieux d’accueil. Cette nouvelle crèche vient s’ajouter à l’ouverture il y a quelques mois d’un multi-accueil à l’école Pouply.
Financée par la ville et la Caisse d’Allocations Familiales de la Marne, cette crèche sera gérée par le Centre Communal d’Action Sociale ce qui est une nouveauté pour Reims.