La Ville de Reims baisse les tarifs de la Taxe… par quenard-eric
Je vous invite à lire l’article que le quotidien local a consacré à l’initiative soutenue par la ville de Reims. Il s’agit d’un projet artistique dirigé par Mireille Dupouy avec les professionnels de la Maison de quartier Croix-Rouge, des associations et de nombreux habitants.
C’est un exemple concret de notre engagement à transformer les quartiers en général et Croix-Rouge en particulier avec la participation active des habitants. C’est aussi une manière d’ajouter au volet urbain du Programme de Renouvellement Urbain un volet humain indispensable.
Déménagement de la Foire de Pâques à René TYS par quenard-eric
L’Union du vendredi 11 mars 2011
Entre l’arrivée du tramway et la rénovation urbaine, c’est le grand chamboulement à Orgeval, un quartier que les habitants aiment visiblement, même s’ils disent manquer de commerces et d’un parc pour les enfants. Entre le stade Hébert (avec la tentative de record du monde demain de Diniz), la friche artistique, l’ouverture de l’îlot Roche, le gymnase Gallieni, une maison de quartier plus centrale et le tram bien sûr, Orgeval change à toute vitesse. Visite.
« La police et les pompiers ne pouvaient pas y aller. » Eric Quénard est d’emblée direct lors d’une visite du quartier Orgeval, pour parler de la rénovation urbaine. Il s’agit là de l’îlot Charles-Roche, de grandes barres d’immeubles qui forment un rectangle dans lequel il était difficile de pénétrer.
La stratégie de la Ville est donc d’ouvrir au maximum, en démolissant une partie des immeubles, pour créer à la fois des espaces verts et des rues. Finies la sensation d’enfermement et l’insécurité. Les habitants ont déménagé, les appartements finissent d’être totalement vidés (fenêtres, portes, etc.) avant la démolition qui va intervenir juste avant l’inauguration du tramway.
Le premier adjoint vante évidemment la concertation avec les habitants, « avec tout un travail de diagnostic, des ateliers urbains… Nous avons été à la sortie de l’école voir les mamans pour toucher le plus grand nombre ».
72 logements sont supprimés pour cette première tranche, il y en aura 142 en tout, avec la démolition du n° 9 de la rue Edmond-Herbé, ce qui permettra une traverse entre Neufchatel et Schweitzer (en parallèle de la rue Gallieni).
« Ne pas refaire Wilson »
« Un parking provisoire a été créé au milieu de l’îlot, et des jardins potagers (48 parcelles) seront créés au cœur de Charles-Roche. Le bailleur va accompagner les habitants, avec une association pour ces jardins », précise Eric Quénard.
La Ville n’a pas voulu « refaire Wilson ». C’est pourquoi « tout n’est pas démoli, on rénove pour moitié au moins. Cela permet de préserver le patrimoine, de garder l’histoire ». Ce n’est pas le seul changement par rapport à Wilson, puisque l’avenant du Pru (projet de rénovation urbaine) a été rediscuté, pour un peu moins de logements haut de gamme et plus d’insertion (la Ville veut être entre 7 et 10 %).
L’îlot Charles-Roche sera le centre d’Orgeval, et accueillera, à la place des immeubles, la maison de quartier (ce qui ne plaît pas à certains, notamment l’association Dynamic Thiérot, voir notre édition du 15 janvier), une salle municipale et un pôle médical. A 50 %, les habitants sont relogés « hors site zone urbaine sensible », il ne faut pas refaire de concentrations.
D’autres immeubles tomberont, notamment en face du stade Georges-Hébert, rue Poincaré : 61 logements détruits, 94 reconstruits, une nouvelle voirie et des nouveaux réseaux. Il y a aussi le programme Géricault du Foyer rémois, avec 33 logements et un mail piéton.
519 logements en tout seront réhabilités, et 2 200 habitants sont concernés. Autre chiffre : la rénovation coûtera 100 millions d’euros, à partager entre les trois bailleurs, la Ville, l’agglo, la Foncière logement et l’Etat.
La bonne nouvelle, après le gymnase Gallieni et l’accès revu (avec les parents) à l’école du même nom, c’est qu’une aire de jeux et un terrain multisports vont voir le jour. Et en face de Gallieni, 32 logements de Reims Habitat, dont des maisons, et d’autres sont en construction.
Dans trois ans, Orgeval aura bien changé, même si c’est déjà le cas avec l’arrivée du tramway. Avec quelques commerces en plus , ce sera un sacré beau quartier !
Une friche pour les artistes rémois
Après le sport, la culture : c’est dans un ancien laboratoire que la Ville a décidé, sur 3 000 m2, de créer une friche artistique, avec des salles de répétition, un atelier de construction, un espace multimédia. Selon l’adjoint à la Culture, Serge Pugeault, « ce sera un lieu d’intervention artistique mais aussi un lieu d’information administrative ». Les habitants d’Orgeval auront trois expériences à vivre cette année :
Le collectif Tentative occupera cette friche « à l’état brut ». Ce collectif pluridisciplinaire composé d’artistes locaux réunit des personnes autour d’un désir commun : disposer d’un lieu de création propice au travail personnel, au partage et à la rencontre.
Une matériothèque sera mise en place dès le premier semestre 2011, un lieu de récupération de matériel à usage créatif en lien avec l’association Artémie et le groupe de travail « agenda 21 de la culture/économie sociale et solidaire/matériothèque ».
Le projet de résidence d’artistes, « Art makes place for urban life », porté par l’association Mémoire Architecturale et soutenu par l’Union Européenne, a pour principe la circulation de 5 artistes dans trois villes européennes en renouvellement urbain, dont Orgeval à l’automne. S’installant trois semaines en résidence, les artistes travaillent sur l’échange avec plusieurs groupes qui pensent la ville : habitants, décideurs, urbanistes, travailleurs sociaux, entreprises…