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Archive pour la catégorie Défendons nos territoires

Aux Etats généraux du logement à la Mutualité à Paris

La crise du logement que nous vivons aujourd’hui provient principalement de la divergence constatée depuis 10 ans entre l’augmentation des prix et celle des revenus. Trente-trois ans après la dernière réforme d’ensemble de la politique du logement, nous ne pouvons que constater que cette politique est inadaptée aux enjeux de la société d’aujourd’hui.

Ce mardi, j’ai participé toute la journée à Paris aux Etats généraux du logement initié par l’ensemble des acteurs du logement. Cette démarche vise à engager un processus de refondation de la politique du logement en France. Elle en a bien besoin. A travers cette refondation, les acteurs du logement ont échangé, ont confronté leurs points de vue sur les constats, les principaux objectifs et les pistes de solutions.

Ce fut une journée de grande qualité qui a permis d’interpeller les pouvoirs publics nationaux. Je souhaite pour ma part que l’Etat entende ses propositions et les traduise dans les actes.

Les associations menacées par l’axphyxie financière des collectivités territoriales voulue par le Président de la République

La politique menée depuis plusieurs années par la droite au pouvoir, et particulièrement depuis 2007 par Nicolas Sarkozy, menace la vitalité associative de notre pays, ce que la gauche n’a cessé de dénoncer en exprimant, à de nombreuses reprises, ses préoccupations quant aux coups portés au mouvement sportif, à l’éducation populaire et à l’économie sociale.

La vie associative est cruciale pour notre société. Vingt millions de Français dont 14 millions de bénévoles sont membres d’une association et engagés dans la construction de projets collectifs portés par ces associations.

Le désengagement cynique de l’État, la casse des services publics locaux, la baisse des moyens financiers alloués aux associations menacent l’avenir du mouvement associatif.

Les collectivités territoriales dirigées par la gauche ont pallié dans l’urgence ces mesures dévastatrices, par des politiques locales, volontaristes, responsables et soucieuses des besoins quotidiens des Français. Mais la capacité des collectivités territoriales à financer et accompagner les projets portés par le mouvement associatif est aujourd’hui mise en danger par l’étranglement financier des collectivités locales et par le projet de réforme des collectivités territoriales. Le soutien local au sport, à l’éducation populaire et à l’économie sociale et solidaire en sera gravement affecté.

Cette destruction programmée du paysage associatif justifie que tous les citoyens se mobilisent et s’y opposent.

Ensemble :

  • - Nous exigeons le retrait des projets territoriaux du gouvernement qui menacent la vitalité du mouvement, des valeurs et des projets associatifs ;
  • - Nous voulons des pouvoirs publics engagés auprès des associations, pour soutenir leurs actions, essentielles pour les Françaises et les Français.

Il faut non seulement maintenir mais aussi développer sur tout le territoire, au plus près des citoyens, le sport, l’éducation populaire, l’ensemble des services d’intérêt général portés par les associations, piliers essentiels de la cohésion sociale et de la vitalité démocratique.

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Pour une vraie réforme territoriale

Ce samedi matin, j’ai participé à la Mutualité à Paris avec Adeline Hazan, Maire de Reims, Jacques Meyer, 1er Vice-Président de la Région Champagne-Ardenne, Nicolas Marandon, benjamin du Conseil régional de Champagne-Ardenne, Hassan Errettat, conseiller municipal de Reims, Stéphane Rummel, Conseiller général de la Marne, Nathalie Malmberg, Vice-Présidente de Reims Métropole, Marie-Noël Gabet, adjointe au Maire de Reims en charge des acommerçants et artisans au rassemblement des élus pour défendre une vraie réforme territoriale.

Ce fut un moment important de mobilisation de plus de 1.300 élus de la France entière qui sont venus dire qu’ils ne voulaient pas de la “régression territoriale” qu’est la réforme territoriale prévue par le gouvernement.

Ce combat est d’abord contre l’étranglement financier des territoires qui asphyxie nos collectivités. Il est ensuite contre la démagogie du gouvernement selon lequel le texte vise à clarifier les niveaux de responsabilités dans les territoires alors qu’il les obscurcit. Il est enfin pour dénoncer la “magouille” électorale avec l’introduction du scrutin majoritaire à un tour.

>> Retrouvez toute la mobilisation pour une vraie réforme territoriale sur notre site Défendons nos territoires.

Ce que le gouvernement dit sur nos collectivités…

Trop d’élus, qui coûteraient trop cher ?

Argument faux, démagogique et malsain.

Plus de 70% des élus de la République ne perçoivent aucune indemnité.

Sur 530 000 élus, la réforme territoriale ne concerne que les 6000 conseillers généraux et régionaux dont le nombre total serait ramené à 3000. Soit moins de 2% des élus et une « économie » au maximum de 1/1000 des dépenses de fonctionnement des départements et des régions.

Les indemnités des élus locaux représentent en moyenne seulement 0,4% du budget des collectivités locales, chiffre constant depuis plusieurs années.

Trop de niveaux de collectivités ?

La quasi-totalité des grands pays européens ont eux aussi trois niveaux de décision, correspondant aux communes, aux départements et aux régions.

A chaque niveau de collectivité correspond une fonction particulière : aux communes, la proximité de la gestion locale et de la vie quotidienne de nos concitoyens ; aux départements, la gestion des politiques de solidarité ; aux régions, la stratégie de l’aménagement du territoire et du développement économique, des infrastructures et de l’environnement.

Si le Gouvernement veut simplifier l’administration territoriale de l’Etat, pourquoi ajoute-t-il les métropoles, les pôles métropolitains et les communes nouvelles à la structure actuelle ? Pourquoi repousser à l’automne prochain la loi de clarification des compétences ?

Des collectivités mal gérées ?

Le poids de la dette des collectivités représente aujourd’hui 6,9% du PIB, soit près d’un point de moins qu’il y a 10 ans. La dette locale est évaluée à quelque 132 milliards soit 10 fois moins que l’Etat. Les collectivités locales, elles, ne peuvent voter leur budget de fonctionnement en déficit !
Trop d’embauches dans les collectivités ?
Les effectifs dans la fonction publique territoriale ont connu une hausse moyenne évaluée à un peu plus de 4,5% au 31 décembre 2007. L’INSEE souligne que « les deux tiers de cet accroissement sont absorbés par les conseils régionaux et départementaux. C’est la conséquence du mouvement d’intégration des personnels titulaires de l’Etat dans la fonction publique territoriale, prévu par la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et aux responsabilités locales. Les collectivités territoriales ont dû embaucher des personnels de l’Etat et s’adapter à leurs nouvelles tâches.
Des régions qui augmentent les impôts, une “folie fiscale” ?

Trois vérités qui tiennent en trois chiffres :

  • Sur 100 euros d’impôt en 2009, l’Etat prélève 78 euros, la région prélève 2 euros.
  • Entre 2003 et 2009, l’augmentation des impôts des régions représente en moyenne 3 euros par habitant et par an.
  • La région qui a le plus augmenté son taux d’imposition entre 2007 et 2009 est l’Alsace (+14,3%), une des rares régions de France dirigée par la majorité présidentielle

Défendons nos territoires !

Réforme des collectivités locales et suppression de la taxe professionnelle… c’est une recentralisation aux conséquences dramatiques que le gouvernement veut imposer

Pour nos enfants, ce seront moins de financements pour nos écoles, nos collèges et nos lycées. Pour nos aînés, ce sera moins d’accompagnement du grand-âge et de la dépendance. Pour nos entreprises et nos emplois, moins de soutien face à la mondialisation.

Les élus locaux sont dévoués au bien public. La réforme territoriale doit améliorer la démocratie locale, pas la casser.

Agissez avec nous pour défendre la démocratie locale face à la volonté autoritaire du pouvoir.

Je vous invite à consulter le site défendons nos territoires en cliquant ici

Par ailleurs, dès aujourd’hui, j’ouvre une nouvelle rubrique sur ce blog consacré à cette problématique.