Je vous invite à prendre connaissance en quelques minutes du bilan de Nicolas Sarkozy, qui est aussi le bilan des députés de l’Assemblée nationale. Saisissant, non ?
Lundi soir en conseil municipal était présenté le compte administratif 2010. C’est toujours un rendez-vous important puisqu’il s’agit non pas de discuter de prévisions ou de projections budgétaires mais bien de réalisations concrètes et de résultats financiers définitifs.
A cette occasion, j’ai essayé de comparer la stratégie financière que l’équipe municipale d’Adeline Hazan, avec celle menée par l’équipe précédente.
S’agissant de la politique menée précédemment, partons des faits objectifs que nul ne peut nier :
Ø De fortes hausses de la fiscalité (+17,10% pour la TH, +13,36% pour TFB et +24,62% pour TFNB) et des concours de l’Etat en forte dynamique (+3,3% en moyenne de 2001 à 2008 contre 0,3% depuis 2008).
Ø Une importante augmentation des dépenses de fonctionnement (+17,5% des dépenses réelles de fonctionnement entre 2001 et 2008 contre 5,6% depuis 2008).
Ø Une explosion irresponsable de la dette. En effet, elle a augmenté de près de 60% de 2001 à 2008, passant de 209,1M€ à 331,9M€. Reims est la ville après Saint-Etienne à s’être le plus endettée durant cette mandature!
Ces choix que nous avons souvent dénoncé dans l’opposition ont eu des conséquences incontesables que nous avons eu à gérer :
Ø La dette a augmenté de plus de 122M€ entre 2001 et 2008, faisant de Reims l’une des ville les plus endettée par habitant.
Ø La capacité de désendettement est passée de 5,5 année en 2001 à 8,6 année en 2008.
Ø L’autofinancement a été divisée par 2 passant de 12,7M€ en 2001 à 6,2M€ en 2008.
Ces résultats conduisaient la ville de Reims dans une véritable impasse budgétaire et financière.
Le poids de cet héritage a pour conséquence de fortement restreindre nos marges de manœuvre. C’est pourquoi nous avons depuis le début du mandat définit une stratégie budgétaire claire et constante, dont on observe les premiers résultats aujourd’hui.
Cette stratégie s’appuie sur 3 piliers :
Ø Une maitrise des dépenses de fonctionnement. Elles progressent mais bien moins rapidement que nos prédécesseurs. Par ailleurs, on peut noter que certaines lignes que l’opposition aime mettre en avant sont en forte baisse, comme les frais de communication qui diminue de plus de 15% par rapport à 2007 ou les frais de réception qui baissent de près de 24% par rapport à 2007.
Ø Pas d’augmentation des taux des impôts locaux depuis 2008.
Ø Le maintien à 9 année au maximum de la capacité de désendettement.
Cette stratégie et sa réalisation au quotidien donne aujourd’hui des premiers résultats encourageant. On peut remarquer :
Ø Une diminution de l’encours de la dette de -2,9 M€ soit près de -1%. Une première en 10 ans !
Ø Une stabilité de l’épargne de gestion (autour de 50M€, ce qui est dans la moyenne des années précédentes). Cela démontre que la section fonctionnement dégage le même niveau d’excédent que sous la précédente majorité alors que nous n’avons pas augmenté les impôts et que les dotations et les compensation de l’Etat sont en diminution.
Ø La capacité de désendettement diminue passant de 8,5 au CA 2009 à 8,2 au CA 2010. L’objectif de mandature est de la maintenir à 9 ans ce qui est bien tenu à ce stade.
Ø Par contre, je reconnais la très forte baisse de l’épargne nette (-2,6M€ en 2010). Celui-ci est la conséquence directe de l’importance du capital de la dette à rembourser (+3,5M€ en 2010). Il s’agit d’un effet direct de la gestion financière de la majorité municipale précédente.
Globalement le compte administratif 2010 qui a été adopté à une très large majorité est plutôt à classer dans le contexte actuel parmi les bonnes nouvelles.
Hier soir sur le parvis de la Cathédrale, j’ai inauguré l’exposition intitulée “Cubes de lumière” réalisée par Jérôme TOQ’R, artiste peintre, et de nombreux habitants.
Ce travail s’inscrit dans le cadre de la politique d’accompagnement des opération de renouvellement urbain sur Croix-Rouge, Wilson, Epinettes et Orgeval. Pendant plusieurs semaines, cet artiste a travaillé dans ces quartiers avec ici le soutien des Maisons de quartier et d’un IME, là celui des équipes pédagogique d’un groupe scolaire et d’un Foyer de personnes handicapées. Il s’agissait à travers la réalisation de peintures reliées entre elles sous la forme d’un cube éclairé de faire ressortir des émotions, de la gaiété, de la tristesse, parfois même de l’inquiétude quant à la transformation de leur quartier.
Je vous invite donc à découvrir cette performance artistique sur le parvis de la Cathédrale pendant 4 jours. Cette exposition est une forme d’aboutissement, de valorisation et de reconnaissance pour l’artiste et pour tous les habitants qui y ont participé que d’être visible sur ce lieu unique.