Le plan propreté de la Ville de Reims et plus largement la politique du tri sélectif appliquée sur le territoire de l’agglomération de Reims franchissent une étape majeure avec le déploiement de conteneurs semi-enterrés et enterrés pour la gestion des déchets. Meilleurs résultats en termes de lutte contre le vandalisme, de recherche de la sécurité, amélioration des résultats de la collecte sélective, possibilité de réduction du montant des charges des habitants et enfin, amélioration de la qualité de vie, tels sont l’ensemble des avantages apportés par cette méthode de collecte des déchets.
Par l’importance de leur patrimoine, les trois principaux organismes bailleurs du territoire – Le Foyer Rémois, Plurihabitat l’Effort Rémois et Reims habitat – sont des partenaires de premier plan des deux collectivités pour le développement de ce nouveau dispositif de collecte des déchets sur notre territoire. Par leur implantation diffuse, ils permettent également de proposer ce nouveau type de service dans des quartiers qui ne relèvent pas forcement des conventions de renouvellement urbain. Ainsi, dans les 6 prochains mois, ce dispositif va commencer à s’implanter pour bénéficier aux habitants de Châtillons, Chanoine Lallemand au même titre que d’autres résidant à Croix-Rouge, Epinettes ou encore à Orgeval. Et de nombreux autres projets sont en cours de finalisation sur cette même période.
La convention signée le 28 juin avec les bailleurs sociaux formalise un partenariat très équilibré et durable pour la mise en place de ce nouveau dispositif de collecte. Ainsi, elle répartit les charges financières liées à l’achat et à l’installation des conteneurs entre les collectivités et les bailleurs, organise également un partage entre ces derniers pour le suivi des équipements en termes de nettoyage des parties aériennes, des abords comme de leur maintenance, et enfin, elle envisage très précisément les modalités d’information des interlocuteurs concernés : usagers comme prestataires de service (communication de démarrage puis communication de suivi).
Une expérimentation très concluante a été menée pendant six mois dans un secteur de 90 logements propriété de Plurihabitat l’Effort Rémois dans le quartier Croix-du-Sud à Croix-Rouge. L’amélioration du geste du tri est à la fois quantitative et qualitative.
- La performance de tri sélectif a été multipliée par cinq avec une moyenne de performance de collecte passée de moins de 7kg par habitant par an à 38kg/hab/an.
- Le geste du tri s’est amélioré avec un taux de 10% d’erreurs de tri atteint.
Tous les types d’interlocuteurs concernés par ce mode de collecte de déchets sont gagnants avec le nouveau scénario :
- la collectivité qui gère la collecte
- (amélioration de la performance du tri, et réduction du nombre d’interventions liées aux vandalismes. L’augmentation du nombre d’implantation va également permettre d’envisager une optimisation des tournées de collecte.
- les propriétaires des logements collectifs
- (réduction du risque d’incendie et donc sécurisation des immeubles, moins de contraintes pour la gestion quotidienne ou récurrente des réceptacles des déchets)
- les habitants
- (moins de charges induites par la gestion des bacs roulants (lavage et sorties des bacs, entretien du local, gestion des vide-ordures, une qualité de vie induite par la réduction des odeurs, du bruit, des dégâts, des abords de logement plus propres et avenants, un système plus pratique, moins de risques d’incendies, une accessibilité totale pour les personnes à mobilité réduite)
Au moins 400 conteneurs sont prévus actuellement sur les quatre années à venir dans l’agglomération de Reims. Ceci représente un budget d’investissement de prés de 2 M€ TTC pour Reims Métropole. Un budget quasi équivalent sera globalement engagé par les bailleurs pour les travaux de génie civil nécessaires aux installations.
Les premières implantations sont prévues dés septembre prochain.
Des organismes propriétaires ou constructeurs de logements collectifs autres que les organismes logeurs ont d’ores-et-déjà sollicité la Ville ou Reims Métropole pour que la possibilité d’implanter des conteneurs semi-enterrés ou enterrés soit étudiée.
Quelques chiffres
Ce lundi après-midi, j’ai participé avec Mme la Maire de Reims à l’inauguration de 33 logements et des nouvelles cellules commerciales à Pays de France. Cette opération s’inscrit dans le cadre du programme de renouvellement urbain de Reims qui est devenu le 20 novembre 2008 l’un des cinq plus importants de France.
Cette double approche visant à la fois à proposer de nouveaux logements sur le quartier mais aussi à redynamiser l’offre commerciale est une nécessité pour ce quartier.
Un an après la démolition de la passerelle Pays de France, nous inaugurons ce nouvel espace. C’est une bonne choses pour les habitants.
Article publié dans l’édition du vendredi 18 juin 2010
REIMS (Marne). Seize entreprises rémoises, implantées en zone urbaine sensible, ont reçu une subvention d’Etat versée par la Ville. La dernière en date a bénéficié du montant maximum.
Il n’est pas courant qu’une boulangerie rémoise qui s’installe voie arriver un maire, un sous-préfet et un député, pour inaugurer sa boutique.
Une raison à cela : « Le fou du pain » est la première entreprise rémoise à avoir reçu la subvention maximale (20.000 euros) du Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce (Fisac) en zone urbaine sensible. C’est donc très officiellement qu’Adeline Hazan, accompagnée d’Eric Quénard, son premier adjoint, de Marie-Noëlle Gabet, adjointe au commerce, de Jean-Jacques Caron, sous-préfet, et de Catherine Vautrin, députée de la Marne, a coupé le ruban de la boulangerie de la place des Argonautes.
« C’est ma première installation. Je suis pâtissier de métier et j’ai donc suivi une formation de boulanger », explique David Lebas, 35 ans, le gérant. La subvention d’Etat versée par la Ville lui a permis, avec deux associés, de reprendre ce commerce, déserté par les clients et en liquidation judiciaire.
Il a fallu plusieurs semaines pour nettoyer des locaux particulièrement sales, avant d’entreprendre les travaux de rénovation du magasin et du laboratoire attenant. « Nous avons racheté des machines, des matériels de réfrigération. »
La reprise du fonds, pour un montant de 100.000 €, concerne deux boulangeries. « Nous fabriquons ici. Le second magasin, situé avenue Georges-Hodin, ne fait que de la vente », précise le gérant, qui, depuis le 17 mars -date de l’ouverture- a réussi en trois mois à relever le challenge : « Nous jouons la carte de la qualité à des prix attractifs. On fait très attention à ce qu’ils correspondent bien à notre type de clientèle. »
Accroître le nombre d’emplois
Conscients de leur situation dans un quartier populaire, David et Elisabeth Lebas s’attachent à proposer des offres promotionnelles. « Par jour, nous vendons 5 à 600 baguettes, pas mal de viennoiseries, un peu de pâtisserie classique. Le week-end, on monte à 800 baguettes. » Rappelant que Reims a été la première ville en France à faire bénéficier les zones urbaines sensibles du Fisac, Adeline Hazan a tenu à souligner l’intérêt de cette mesure : « Il est vital pour notre ville de pouvoir aider les commerces, de faire en sorte que ces mouvements d’entreprises qui ferment et quittent les quartiers puissent être ralentis voire stoppés. »
Autre avantage : le nombre d’emplois s’accroît. L’équipe composée du gérant et de cinq vendeuses a été récemment renforcée d’un salarié à temps partiel.
Ce mardi matin, j’ai accueilli au Centre des Congrès de Reims les participants du XVIIIème congrès du Syndicat national des Aménageurs Lotisseurs.
Ce fut l’occasion pour moi de leur souhaiter la bienvenue et de les remercier d’avoir choisi Reims. Je leur ai dit qu’ils avaient fait un choix judicieux pour leur congrès consacré à la ville durable tant notre Cité est un laboratoire en matière d’habitat.
Précurseur dans le passé lorsque l’on évoque la Cité Jardins du Chemin Vert du Foyer rémois, notre ville l’est encore aujourd’hui avec les deux projets d’Ecoquartier récompensés nationalement il y a quelques mois ou la démarche innovante de Reims 2020.