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Archive pour avril 2010

Reconfiguration de la place Mozart à Wilson : Faut-il sauver l’église ?

Article publié dans l’édition du samedi 17 avril 2010

Elle ne paie pas de mine. Pas de vitraux, du bardage sur les côtés, seule sa paroi frontale avec sa croix rappelle qu’elle est une église. Elle est un peu à l’image de celui dont elle porte le nom. Jean-Marie Vianney non plus ne payait pas de mine. Peu doué à l’école, celui qui est devenu le curé d’Ars, aurait pu ne jamais être ordonné prêtre si seuls ses résultats en latin avaient compté.
Elle était provisoire

L’église Jean-Marie-Vianney est fermée depuis trois ans. Aujourd’hui il est question de la rayer du paysage en la rasant. « Moi, jamais je ne toucherais à une église mais ça a l’air décidé. Ils parlent de mettre le bureau de poste à la place », confie une habitante du quartier. Ça sent la fin prochaine. « A une époque il y avait du monde à la messe. Au moment de sa fermeture, il n’y avait plus que les Portugais du quartier qui y allaient. »
La petite église, toute moche, aura du mal à réunir un comité de soutien contre sa démolition. Même son curé, Nicaise Rousseaux, peine à la défendre : « Elle a été construite dans les années soixante pour répondre à un afflux de population dans ce quartier. Il a été convenu dès le départ qu’elle serait provisoire. On lui avait fixé une durée de vie de 40 ans, elle a donc largement fait son temps ». La tour Eiffel aussi était provisoire.

Ce n’est pas tant parce qu’elle n’avait qu’un CDD que les curés l’ont lâchée. Pour la garder, l’Eglise aurait dû y faire des travaux, or l’Eglise n’a pas d’argent. « Où vouliez-vous qu’on trouve les sommes pour la restaurer ? Ce ne sont pas les habitants de Wilson qui auraient payé », confie-t-on à l’archevêché. Personne n’a voulu payer pour elle. L’Eglise a vendu Saint-Jean-Marie-Vianney au Foyer rémois. Sans doute pour une bouchée de pain, pour le prix du terrain.

Le permis de démolir n’a pas encore été délivré mais ne saurait tarder. « À ce jour, il n’y a pas de projet finalisé », précise le premier adjoint au maire Éric Quénard.

Un protecteur inattendu

« Je sais que le Foyer rémois réfléchit à un nouvel aménagement de la place Mozart. Le bailleur social envisage notamment d’avancer les commerces en lisière de route. Nous devons de nouveau les rencontrer sur le sujet. Quoi qu’il en soit, je ne pense pas qu’ils envisagent de garder l’église. »

Autrement dit, Saint-Jean-Marie-Vianney ne devra pas compter sur la Ville pour la sauver du trépas. Le problème, c’est qu’à part quelques anciens de Wilson, personne ne semble y tenir à cette église. Encore que. Il en est un. Et pas n’importe qui. L’architecte de bâtiments de France, Raphaël Gastebois y tient à ce monument, mémoire d’un quartier et toute une époque. « Je ne dis pas que c’est un monument qui mérite d’être classé mais on n’est peut-être pas obligé de le raser pour autant. Je trouve ce lieu émouvant. »
Celui qui est chargé de préserver le patrimoine rémois a été ému. Saint-Jean-Marie-Vianney tient peut-être là une chance de salut. Comme quoi les voies du seigneur sont impénétrables.

Catherine FREY

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Quartier Europe : les locataires ont vidé leur sac

Article paru dans l’édition du vendredi 16 avril 2010

Charges locatives, contrat  de maintenance, les locataires  du quartier Europe ont bien des griefs contre le Foyer rémois. En revanche,  ils sont assez satisfaits de la Ville.

AMPOULES pas changées, sonnettes grillées, moisissures dans les appartements, chambres à 15 degrés, détecteurs de présence mal réglés, volets roulants récalcitrants, branchements électriques précaires, charges locatives peu claires : réunis mardi soir à la maison de quartier de la rue du Général-Carré, les locataires de l’amicale des locataires (CNL) du quartier Europe ont formulé de nombreux griefs contre leur logeur le Foyer rémois. Ils ont vidé leur sac.

Avec calme, le président Régis Persinet et son bureau ont enregistré les doléances, expliqué comment ils travaillent pour comprendre la façon dont sont fixées les charges, comment ils tentent de peser lors des renégociations des contrats de maintenance pour que les locataires ne soient pas pressés comme des citrons.

Il a demandé aux adhérents de toujours accompagner leurs requêtes de preuves et de ne pas hésiter tout au long de l’année de le tenir informé par courrier, une boîte aux lettres de l’Amicale étant disponible à la maison de quartier Cernay-Europe.

Au terme de cette avalanche de questions et de critiques, le président Persinet a profité de la présence d’Éric Quénard, premier adjoint, pour lui poser six questions.

Quelle décision la communauté d’agglo a-t-elle prise concernant la taxe sur l’enlèvement des ordures ménagères ?

Éric Quénard : « Nous travaillons autour d’une part fixe et d’une part variable de façon à ce que cette taxe qui ne tient pas compte du poids des déchets produits soit moins inéquitable et inégalitaire. C’est très technique. Hormis pour les pavillons, ce n’est pas facile de déterminer dans un immeuble de 15 étages une part variable en fonction du poids. Aucune décision n’est encore prise. »

Pouvez-vous nous faire le bilan de la reprise des espaces verts ?

« La Ville a repris des espaces verts depuis septembre 2009 sur Pommery, Europe et Verrerie, donc les bailleurs ne vous prélèvent plus les charges pour l’entretien de ces espaces verts. Ça a permis d’employer une personne et vous me dites que le travail est au moins aussi bien fait qu’avant. L’expérience doit durer dix-huit mois et ça va coûter 250.000 €. »

Quand sera refaite la chaussée de la rue du Général-Carré ?

« Avec l’hiver rude, il y a beaucoup de nids de poule et je ne peux pas vous dire où votre rue se situe dans le plan de voirie. Par contre, je peux vous dire que dans le litige qui nous opposait à un organisme logeur rue Verrier, nous avons décidé de la refaire. »

On a peur que, quand la Zac Croix-Blandin sera opérationnelle, il y ait un afflux de circulation avenue de l’Europe…

« Comme le boulevard Pommery, c’est un axe structurant pour contourner le quartier dense. Je pense que la Zac étant au bord de l’autoroute la circulation s’y retrouvera naturellement. On peut prendre des mesures ponctuelles mais ça ne remplace pas la citoyenneté. »

Serait-il possible d’utiliser le site de l’ancienne station-service comme parking pour libérer les trottoirs des voitures rue Brazzaville ? On est obligé de marcher sur le trottoir les jours de marché.

« On ne sait pas à qui appartient le foncier. Je sais qu’on devait y installer la circonscription de solidarité du département et ça ne se fera pas. Il faudra en parler au conseil de quartier. »

Pourrait-on avoir un îlotier à l’entrée et à la sortie des écoles maternelles et primaires ?

« Il y avait des parents d’élèves qui sécurisaient les écoles dans le cadre de l’opération pedibus. C’est tombé dans l’oubli faute de combattants. On ne peut pas y mettre systématiquement la police municipale. Nous n’avons que 40 agents pour 100 écoles. On peut par contre mettre une présence temporaire. »

Avant d’évoquer le plan propreté, l’élu a dit que la Ville envisageait de réhabiliter un des anciens terrains de tennis pour le transformer en terrain multisports de libre accès. »

Alain Moyat

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En direct de l’assemblée générale de locataires du quartier Europe

Je participais ce mardi soir à l’assemblée générale de l’amicale des locataires du quartier Europe. Comme bien souvent dans ce type de réunion, les locataires étaient venus en nombre pour exprimer leurs inquiétudes et témoigner de leurs problèmes quotidiens.

Le président de l’association m’avait informé en début de réunion qu’il aurait des questions à formuler sur la TEOM, la voirie, l’expérimentation de la reprise de l’entretien des espaces extérieurs par la ville de Reims, la circulation, le stationnement

A ces questions, j’ai essayé d’apporter des éléments de réponse concrêts sur l’action de l’équipe municipale d’Adeline Hazan.

Et j’ai été heureux de voir que plusieurs mesures mises en place il y a quelques mois par la ville étaient appréciées par les locataires. Une dame a ainsi loué la réactivité des agents de la ville pour intervenir sur la voirie pour reboucher certains trous, un autre a salué la reprise par la collectivité des espaces extérieurs et son entretien, un troisième le plan propreté.

Il reste beaucoup à faire évidemment sur le quartier Europe mais ces témoignages nous montrent que nous sommes sur la bonne voie. Alors continuons !