D’après une enquête du Journal du Dimanche (JDD), Reims fait partie des villes qui gaspillent le moins l’eau. Elle est classée 3e, derrière Paris et Rennes, sur les 57 plus grandes villes de France.
La ville enregistre un taux de perte de « seulement » 10% : c’est-à-dire que sur 100 litres acheminés dans les canalisations, 90 arrivent bien jusqu’aux robinets des Rémois. Alors que dans les villes qui gaspillent le plus, Nîmes et Avignon, 41% et 35,5% de l’eau se perd en route avant d’atteindre les foyers des consommateurs. Des fuites dues notamment au mauvais état des canalisations.
Après la reconnaissance nationale de Reims comme une ville durable, c’est encore un classement qui met en évidence notre ville. De quoi être fier, non ?
Mercredi, lors de la première conférence nationale des villes durables, la ville de Reims a reçu deux labels éco-quartiers pour des projets sur le secteur de la 12ème escadre d’Aviation et Dauphinot/Remafer.
« C ‘est la reconnaissance de l’action menée en partenariat avec les organismes logeurs et Reims Métropole. Le prolongement de notre engagement pour un développement durable après la mise en place d’un agenda 21 et d’un plan climat territorial. Avoir deux projets éco-quartiers labélisés comme cela, ça va nous inciter à aller encore plus loin. » Premier adjoint, Éric Quénard ne boude pas son plaisir. La participation de l’agglomération au concours lancé par le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement durable pour deux projets d’éco-quartiers (l’un situé sur l’ancienne friche industrielle de la SNCF rue de Brimontel et de la 12e-Escadre-d’Aviation et l’autre sur le secteur Dauphinot-Remafer, juste derrière la caserne des pompiers, route de Witry) est couronné de succès. Même si ces labels ne s’accompagnent pas d’aides financières supplémentaires, c’est un atout à exploiter au moment où l’agglo construit son grand projet urbain 2020. Voici rapidement le contenu des deux projets.
12e Escadre-d’Aviation
Sur un terrain de 20 hectares qui appartient encore à Réseau Ferré de France et qui est situé près de la rue de Brimontel et de la rue de la 12e-Escadre-d’Aviation, vieux secteur SNCF et de tradition cheminote, la Ville, avec le Foyer rémois et la GIE foncière développement, prévoit de réaliser un éco-quartier de 1.000 à 1.200 logements (1) avec une place centrale regroupant commerces et activités face à un parc public de près de 2 hectares. Deux équipements publics sont prévus : un équipement culturel avec des ateliers d’artistes et un équipement public sportif.
Un réseau de liaisons douces permettra la circulation des cycles le long des deux rues. Une zone 30 sera mise en place pour les autos et cyclomoteurs le long d’un ensemble de trois jardins familiaux. Les logements (R + 3 ou R + 4) seront disposés par îlots avec de vastes espaces verts privatifs le long des rues de Brimontel et de la 12e Escadre d’Aviation. Outre le respect des labels énergétiques dans la construction, des chasses d’eau économes, les eaux pluviales s’évacueront par infiltration.
Les containers à déchets seront enterrés. Il y aura un point d’apport pour la collecte de verre, la mise à disposition de bacs à compost, etc. La première phase devrait être terminée fin 2013.
Dauphinot-Remafer
Dans le cadre de la reconquête de la friche industrielle Dauphinot-Remafer de 25 hectares, la deuxième tranche de travaux sur ce site à dépolluer prévoit, juste derrière la caserne des sapeurs-pompiers, route de Witry, la réalisation d’un éco-quartier sur un peu plus d’un hectare pour la livraison de 620 à 650 logements (1).
Porté par l’Effort rémois qui possède le terrain, ce projet d’éco-quartier pourrait démarrer courant 2010.
Respectueux du label Reims Métropole développement durable approuvé le 16 février 2009, les différents intervenants sur le chantier réaliseront des aménagements et des bâtiments intégrant les enjeux du développement durable incluant un cahier des charges de qualité environnementale.
Sur ce site, sont aussi prévus plusieurs équipements publics en plus de la réhabilitation du gymnase Divry et du groupe scolaire Dauphinot : sans doute un groupe scolaire neuf (du côté de la rue de Nice) et une salle polyvalente (sur Dauphinot). Mais là, rien n’est encore définitivement arrêté.
Alain MOYAT
(1) 40 % en locatif social, 40 % en accession libre et 20 % en accession sociale.
Article paru dans l’édition du 5 novembre 2009
Même si la taxe professionnelle est un “impôt imbécile”, tous les élus locaux redoutent sa suppression, qui aura un impact négatif sur la vie des villes.
Tous les élus locaux regardent avec attention ce qui se passe actuellement au Parlement, où il est question de supprimer, dès le budget 2010, la taxe professionnelle, un impôt de 1975 jugé « imbécile », mais dont la suppression et le remplacement par une contribution économique territoriale font craindre le pire aux élus. Car ils doutent du niveau de « compensation » que l’État pourra leur fournir au vu de la situation des finances du pays.
Une motion à Reims
À Reims, cette taxe est une « taxe professionnelle unique », prélevée sur l’ensemble des entreprises des six communes de l’agglomération. Son produit atteint les 80 M€, dans lesquels sont également compris les « versements transports » des entreprises.
Le premier adjoint de Reims, Éric Quénard, fait remarquer que ces deux prélèvements fiscaux sont les seules ressources directes de la communauté d’agglomération. Leur produit complète le budget de 320 M€ de l’agglo.
La suppression, puis la compensation de la taxe professionnelle, « nous feraient perdre des millions d’euros. Ce n’est donc pas neutre », redoute M. Quénard.
Cette perte se traduirait immédiatement sur le niveau de service de l’agglomération aux habitants, ses compétencescouvrant le domaine économique, l’éclairage public, le traitement des déchets, les transports publics et l’eau/assainissement.
Qu’on allège la charge pesant sur les entreprises, Éric Quénard n’est pas contre. En revanche, il rappelle que le poids des entreprises dans la fiscalité locale est de 51 % contre 49 % aux ménages. En cas de suppression totale de la TP, « l’équilibre » passerait respectivement à 27 et 73 %. En 1789, on a fait la Révolution pour moins que ça !
Face à cette situation inquiétante pour les finances locales, le conseil municipal de Reims s’apprête à faire voter une « motion » portant sur la réforme des collectivités territoriales dans son ensemble.
Tout cela dit, aucun des élus interrogés n’a évoqué la possibilité de faire des économies sur le train de vie des collectivités.
J.-F. Scherpereel
Ce samedi après-midi, j’ai participé à la cérémonie de remise des trophées du sport organisée par le Conseil général de la Marne. Cette manifestation avait lieu pour la première fois au complexe René Tys à Reims. Elle consistait à honorer à la fois les sportifs qui portent haut les couleurs de notre département et les bénévoles des clubs sans lesquels rien ne serait possible.
Pour ce faire, il avait été demandé aux conseillers généraux marnais de mettre en lumière un bénévole. Pour ma part, j’avais choisi d’honorer Jean-Pierre Genesseau, Président de l’ACRAP, qui se dévoue comme l’avait fait avant lui Jean-Jacques Lapique. Il donne beaucoup de son temps pour animer et faire vivre la plus importante asssociation du quartier Croix-Rouge.
Entre chaque remise de récompenses, le public, venu nombreux, a pu assister à des démonstrations de différentes disciplines (Aïkido, lutte, judo, self défense, capoeira, boxe…) mais aussi à des spectacles de slam et intermèdes musicaux par le groupe Pilipily. Cette manifestation s’est terminée vers 18h30 par un hommage émouvant à Philippe COUTELAS qui nous a quittés il y a quelques mois.
Félicitations à tous ceux qui ont fait de cette cérémonie un succès !